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	<title>Le Blog de l&#039;École des lettres</title>
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	<description>École, collège, lycée : tout l&#039;enseignement littéraire</description>
	<lastBuildDate>Tue, 18 Jun 2013 20:31:48 +0000</lastBuildDate>
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		<title>&#171;&#160;Nouvelles avancées&#160;&#187;, un concours de nouvelles dédié à la réconciliation des sciences et des lettres</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 08:49:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>l'École des lettres</dc:creator>
				<category><![CDATA[Événements]]></category>
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		<description><![CDATA[<p class="wp-caption-text">Cédric Villani, Médaille Fields 2010, présidera le concours &#171;&#160;Nouvelles avancées&#160;&#187; 2014 © Université Claude-Bernard, Lyon I</p> <p style="text-align: justify;" align="center">Créé par l’ENSTA ParisTech en 2010, le concours Nouvelles avancées constitue un acte de résistance fort et ludique au dangereux cloisonnement entre Sciences et Humanités et à l’hémiplégie culturelle qui en résulte.</p> <p>Son credo :</p> [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7646" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/cedric_villani.jpg"><img class="size-medium wp-image-7646" alt="Cédric Villani, Médaille Fields 2010, présidera le concours &quot;Nouvelles avancées&quot; 2014 © Université Claude-Bernard, Lyon I" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/cedric_villani-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Cédric Villani, Médaille Fields 2010, présidera le concours &laquo;&nbsp;Nouvelles avancées&nbsp;&raquo; 2014 © Université Claude-Bernard, Lyon I</p></div>
<p style="text-align: justify;" align="center">Créé par l’ENSTA ParisTech en 2010, le concours <em>Nouvelles avancées</em> constitue un acte de résistance fort et ludique au dangereux cloisonnement entre Sciences et Humanités et à l’hémiplégie culturelle qui en résulte.</p>
<p>Son credo :</p>
<p><i>NON, l’écriture et l’imagi-nation ne sont pas l’apanage des seuls littéraires ! </i></p>
<p><i>OUI, les avancées scienti-fiques constituent un formidable tremplin pour l’écriture d’imagination !</i></p>
<p>Un sujet inspiré par l’actualité scientifique, des jurés prestigieux du monde des sciences et des lettres, <em>Nouvelles avancées</em> se veut une pépinière de nouveaux talents inspirés par la science d’aujourd’hui.</p>
<p>Jusqu’à présent, le concours distinguait deux catégories de candidats : les étudiants scientifiques et le grand public.<span style="color: #000080;"> <strong><em>Pour sa cinquième édition, le concours s’ouvre désormais aux classes et élèves du secondaire (collèges et lycées)</em></strong><em>.</em></span><em> </em></p>
<p><span id="more-7614"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #333399;"><strong>OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES</strong></span></p>
<p>• Favoriser une transversalité entre les enseignements scientifiques et littéraires (interdisciplinarité).</p>
<p>• Créer une complémentarité entre les élèves passionnés de science et les élèves plus littéraires : unis dans un même projet, ils mettront leurs talents en commun pour gagner.</p>
<p>• Motiver l’apprentissage en offrant aux élèves un but à la fois accessible (ils concourent entre pairs), valorisant (ils portent les couleurs de leur classe et de leur établissement) et concret : le prix qu’ils recevront.</p>
<p><span style="color: #333399;"><em><b>Les auteurs des nouvelles pourront être</b></em> </span>: une classe entière, un groupe d’élèves ou un élève seul,  encadrés et conseillés par deux professeurs (Lettres / Sciences : mathématiques, physique-chimie, SVT).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #333399;"><b>LE JURY 2014</b></span></p>
<p>À chaque année son jury, choisi en fonction du thème du concours. Il est composé de six personnalités du monde des sciences et des lettres. Emblème de la transversalité « sciences-lettres », la présidence du jury sera cette année bicéphale : le mathématicien Cédric Villani, Médaille Fields 2010, partagera son fauteuil de président avec le romancier de son choix.</p>
<p>Les autres membres du jury seront : la romancière, botaniste de formation, Isabelle Jarry, l’éditrice Sylvie Fenczak, l’Inspecteur général de mathématiques Charles Torossian et Pierre-Henri Gouyon, bilogiste au Muséum d&rsquo;histoire naturelle.</p>
<p>Pierre Bordage, romancier ; Andrea H. Japp, romancière ; Alain Thébault, skipper de l’Hydroptère ; Cédric Villani, mathématicien, ont été les précédents présidents.</p>
<p>Jean-Claude Ameisen, immunologiste ; Céline Curiol, romancière. Sylvie Fenczak, directrice littéraire aux Éditions des Équateurs ; Pierre-Henri Gouyon, biologiste ; Étienne Klein, physicien et philosophe des sciences ; Hervé Le Bras, démographe ; Roland Lehoucq, astrophysicien ; Hervé Le Treut, climatologue ; Jean-Marc Ligny, romancier SF ; Jacques-Antoine Malarewicz, psychiatre ; Ghislain de Marsily, hydrologue ; Valérie Masson-Delmotte, paléo-climatologue ; Sven Ortoli, journaliste ; Olivier Rey, mathématicien et philosophe, ont été membres des précédents jurys.</p>
<p><b> </b></p>
<p><span style="color: #333399;"><b>THÈMES DES PRÉCÉDENTES ÉDITIONS</b></span></p>
<p>2010 : « 2084 : le meilleur… ou le pire des mondes ? » – 320 textes reçus. 2011 : « Un clic, un bug, un imprévu… et tout bascule ! » – 260 textes reçus. 2012 : « Eaux d’ici, eaux de là : 2012, l’Odyssée de l’eau » – 392 textes reçus. 2013 : « Hors-la-loi : quand la pomme ne tombe plus » – 406 textes reçus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #333399;"><b>PARTENAIRES</b></span></p>
<p><i>Sciences et Avenir</i>, le CEA, EDF, La Géode , Universcience, les Éditions des Équateurs, La SAE, Paristech, le Campus Paris Saclay et, pour cette cinquième édition, la Maison des écrivains et de la littérature, <em>l&rsquo;École des lettres</em>.</p>
<p><b> </b></p>
<p><span style="color: #333399;"><b>DOTATIONS</b></span></p>
<p><span style="color: #333399;"><b><i>•  </i></b><b><i>Catégories « Étudiants scientifiques » et « Grand public »</i></b></span></p>
<p>Chèques de 3 000, 1 000 et 500 euros, Croisière du savoir <em>Sciences et Avenir</em>, séjour à bord d’un navire de la Marine nationale avec des écrivains de marine.</p>
<p><span style="color: #333399;"><b><i>• Catégorie « Élèves et classes du secondaire »</i></b></span></p>
<p>Voyage en Grèce sur les traces d’Homère et du nombre d’or, DVD, pass d’un an pour la Cité des Sciences et la Géode, abonnements à <i>Sciences et Avenir </i>et à<i> l&rsquo;École des lettres</i>, romans et documentaires de <em>l&rsquo;école des loisirs</em>. Les professeurs encadrants seront eux aussi  récompensés. Les professeurs qui le souhaitent pourront accueillir dans leur classe un auteur membre de la Maison des écrivains et de la littérature pour une séance de sensibilisation à l’écriture de nouvelles.</p>
<p>L’ENSTA ParisTech, organisateur du concours, offre la publication en recueil des quatre meilleures nouvelles de chaque catégorie aux Presses de l’ENSTA.</p>
<p><b><span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"> </span></b></p>
<p><span style="color: #333399;"><b><span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"><b>COMMENT PARTICIPER</b></span></b></span></p>
<p><span style="color: #333399;"><b>Le sujet du concours sera annoncé en</b> <b>octobre</b></span> : –  par le magazine <i>Sciences et Avenir</i> pour la catégorie « Grand public » ; –  par le site du concours et les sites des partenaires pour la catégorie « Étudiants scientifiques » ; –  par la Maison des Écrivains et de la littérature et sur le blog de <em>l&rsquo;École des lettre</em>s pour la catégorie  « Classes et élèves du secondaire ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les nouvelles, d’un maximum de 12 000 signes, devront être envoyées par la poste en 5 exemplaires <em>avant la fin du mois de janvier</em>. La remise des prix aura lieu à la fin du mois de mars à l’ENSTA ParisTech (Campus Polytechnique) en présence du jury.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>• Le détail des éditions précédentes (règlement, jurés, dotations, lauréats) est consultable sur le <a href="http://concours-nouvelles.ensta-paristech.fr/" target="_blank">site officiel du concours</a>.<br />
<b></b></em></p>
<p><em>• Contact : Laurence Decréau, directrice du département Culture-Communication, ENSTA ParisTech, Campus Polytechnique, 828, boulevard des Maréchaux,  91762 Palaiseau Cedex. </em><em><a href="mailto:laurence.decreau@ensta-paristech.fr">laurence.decreau@ensta-paristech.fr</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000080;"><strong><em>Sur le genre de la nouvelle, on pourra notamment lire dans la base de données de &laquo;&nbsp;l&rsquo;École des lettres&nbsp;&raquo;,<br />
parmi de très nombreux articles consacrés à ce sujet :</em></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">• Comment mettre en place un <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=0&amp;p=article_fiche&amp;ra=3120" target="_blank">atelier d&rsquo;écriture littéraire</a> ?</p>
<p style="text-align: left;">• L&rsquo;<a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=0&amp;p=article_fiche&amp;ra=4108" target="_blank">écriture d&rsquo;une nouvelle</a> à partir d&rsquo;un fait divers en cinquième.</p>
<p style="text-align: left;">• Un atelier d&rsquo;<a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=0&amp;p=article_fiche&amp;ra=3365" target="_blank">écriture policière </a>en cinquième.</p>
<p style="text-align: left;">•  <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=20&amp;p=article_fiche&amp;ra=11474" target="_blank">Écrire une nouvelle</a> en quatrième.</p>
<p style="text-align: left;">• La <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=20&amp;p=article_fiche&amp;ra=11732" target="_blank">nouvelle fantastique</a> (Maupassant).</p>
<p style="text-align: left;">• Deux recueils de nouvelles : <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=20&amp;p=article_fiche&amp;ra=2202" target="_blank">D&rsquo;étranges visiteurs</a>, et <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=100&amp;p=article_fiche&amp;ra=3597" target="_blank">Crimes parfaits</a>.</p>
<p style="text-align: left;">• Cinq nouvelles contemporaines : <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=0&amp;p=article_fiche&amp;ra=11468" target="_blank">La Cinquième Saison</a>.</p>
<p style="text-align: left;">• L&rsquo;écriture d&rsquo;une nouvelle <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=80&amp;p=article_fiche&amp;ra=11637" target="_blank">à partir d&rsquo;un film</a>.</p>
<p style="text-align: left;">• L&rsquo;étude de  <a href="http://ecoledeslettres.fr/index.php?p=recherche&amp;mode=rs&amp;ot=t&amp;nl=0&amp;contenu=balzac et la nouvelle" target="_blank">l&rsquo;ensemble des nouvelles de Balzac</a>.</p>
<p style="text-align: left;">• Les <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=80&amp;p=article_fiche&amp;ra=290" target="_blank">Nouvelles orientales</a>, de Marguerite Yourcenar.</p>
<p style="text-align: left;">• Deux nouvelle humoristique de Jean Giraudoux : <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=100&amp;p=article_fiche&amp;ra=11425" target="_blank">D&rsquo;un cheveu et La Méprise</a>.</p>
<p style="text-align: left;">•  <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=300&amp;p=article_fiche&amp;ra=3827" target="_blank">Le Joueur d&rsquo;échec</a>, de Stefan Zweig&#8230;</p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #ffffff;">&#8230;</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000080;"><strong><em>S</em><em>ur les relations entre littérature et sciences :</em></strong></span></p>
<p style="text-align: left;">• <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=0&amp;p=article_fiche&amp;ra=12066" target="_blank">Histoire des arts et mathématiques</a> de la sixième à la troisième.</p>
<p style="text-align: left;">• <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=0&amp;p=article_fiche&amp;ra=1871" target="_blank">Les mathématiques dans l’Antiquité autour de textes latins et grec</a>.</p>
<p>• <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?mode=rs&amp;ot=&amp;nl=300&amp;p=article_fiche&amp;ra=4426" target="_blank">Le Système périodique</a>, de Primo Levi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000080;"><strong><em>Un choix de recueils de nouvelles classiques<br />
et contemporaines pour les lecteurs adolescents :</em></strong></span></p>
<p>• Dans les collections <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/liste-resultatstheme-nvo.php?fTheme=1027%3BNouvelles+%28+recueil+de+%29&amp;fNiveau=0&amp;fgrpAges=3&amp;-FIND=Chercher" target="_blank">Classiques, Neuf et Médium</a> de <em>l&rsquo;école des loisirs</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000080;"><strong><em>Sciences et techniques dans une sélection<br />
d&rsquo;albums documentaires et de romans :</em></strong></span></p>
<p>• Dans les collections <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/liste-resultatstheme-nvo.php?fTheme=1097%3BSciences+%2F+Techniques+%2F+Inventions&amp;fNiveau=0&amp;fgrpAges=3&amp;-FIND=Chercher" target="_blank">Archimède, Neuf et Médium </a>de <em>l&rsquo;école des loisirs.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000080;"><strong><em>Des titres des Éditions Globe :</em></strong></span></p>
<p>• <a href="http://www.editions-globe.fr/project/lethique-des-hackers/" target="_blank">L&rsquo;Éthique des hackers</a> (Bill Gates, Steve Jobs, Steve Wozniak, Mark Zuckerberg&#8230;), de Steven Levy.</p>
<p>•<a href="http://www.editions-globe.fr/project/iwoz/" target="_blank"> iWoz</a>, de Steve Wozniak (cofondateur d&rsquo;Apple).</p>
<p>• <a href="http://www.editions-globe.fr/project/dans-la-tete-dun-genie/" target="_blank">Dans la tête d&rsquo;un génie</a>  (le mathématicien Gregori Perelman), de Masha Gessen.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Serviteur ! Hommage à Maurice Nadeau</title>
		<link>http://www.ecoledeslettres.fr/blog/litteratures/serviteur-hommage-a-maurice-nadeau/</link>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 13:11:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Czarny</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littératures]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[histoire littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Serviteur ! <p>C’était le titre d’un de ses livres, un recueil d’articles sur des écrivains qui avaient compté pour lui. C’était aussi le mot qui définissait au mieux le groupe constitué par Maurice Nadeau, à la Quinzaine littéraire. J’ai l’honneur d’être de ce groupe, d’en partager les valeurs et d’espérer qu’elles continueront d’être vécues à [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 align="center"><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/maurice-nadeau.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-7595" alt="maurice-nadeau" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/maurice-nadeau-300x255.jpg" width="300" height="255" /></a>Serviteur !</h3>
<p>C’était le titre d’un de ses livres, un recueil d’articles sur des écrivains qui avaient compté pour lui. C’était aussi le mot qui définissait au mieux le groupe constitué par Maurice Nadeau, à la <em>Quinzaine littéraire</em>. J’ai l’honneur d’être de ce groupe, d’en partager les valeurs et d’espérer qu’elles continueront d’être vécues à la <em>Quinzaine</em>.</p>
<p>Servir donc, pour commencer. Pas un maître, pas une idole, pas une mode ou des idées. Servir les mots, les livres, ceux qui patiemment les conçoivent et les écrivent. Servir la langue, telle qu’elle s’écrit, se parle, se vit. Servir sans oublier qui l&rsquo;on est, d’où l&rsquo;on vient. Maurice était pupille de la Nation. Son père était mort « au champ d’honneur », sa mère, illettrée, travaillait comme servante à Reims puis à Paris.</p>
<p>Il était enfant de l’école républicaine, et de son parcours exceptionnel je retiens le jeune instituteur qu’il avait été. Il aurait pu devenir professeur de lycée, puisque, normalien, il aurait eu les titres. Mais il avait fait ce choix des plus jeunes, et déjà le choix de la transmission. Il m’est difficile de ne pas trouver là un modèle : sans l’école de la République, le fils d’un émigré polonais qui avait fait ses classes dans la nuit et le brouillard silésiens ne serait jamais devenu ce qu’il est.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-7594"></span></p>
<p>Maurice Nadeau aimait la simplicité, à tous égards. Il ne faisait jamais de façon, et quand il n’aimait pas, ou se méfiait, il ressemblait à un chat. Son regard, une mimique, et on avait tout compris. Il aimait admirer. Ces dernières semaines, il relisait Casanova et Cendrars avec une sorte de gourmandise et d’innocence, oui, innocence de celui qui redécouvrait l’auteur de <i>L’Or</i> et de <i>Moravagin</i>e. Avec lui, autour de lui, nous aimions admirer, et rejeter les fausses valeurs. Peut-être nous sommes-nous trompés, sans doute avons-nous oublié certains textes, une langue nouvelle, mais à notre décharge, disons que nous cherchions les meilleurs pour parler de ces livres quand nous-mêmes ne savions pas le faire. Il est difficile de bien écrire sur un auteur d’Asie centrale, d’Indonésie, ou tout simplement sur tel écrivain français dont la radicalité nous désarçonne.</p>
<p>Je connais peu de groupe ou de société qui ressemble au comité qu’avait rassemblé Maurice Nadeau à la <em>Quinzaine</em>. La plupart des membres, tous des bénévoles, sont de brillants universitaires, écrivains, chercheurs, traducteurs. Nul parmi eux ne se hausse du col, n’emploie ces « <em>moi je </em>» qui envahissent les médias. La modestie de Maurice déteignait sur nous. Il n’aimait pas qu’on parle de lui, de son âge, de ce qu’il avait écrit ou fait. C’était déjà du passé quand bien même cela s’était produit quelques jours ou mois avant. Il fallait se projeter dans le futur, et le futur, c’était, ou c’est, le prochain numéro. Chaque réunion commençait par le tour de table, une fois que la clochette qu’il agitait avait retenti. Alors on parlait de ce qu’on lisait, de ce qu’on avait en train, de ce qu’on donnerait bientôt. Et c’était toujours comme ça.</p>
<p>Nous avons servi la <em>Quinzaine</em>, servi un maître qui n’en était pas vraiment un puisqu’il nous laissait toute liberté. Peu de journaux contiennent de longs articles sur des livres qui ne se vendront pas, qui ne feront pas la une par le battage commercial, le scandale ou la vulgarité. Maurice Nadeau n’avait pas de vrai <em>a priori</em> idéologique. J’ai parlé du misérable <em>Journal</em> de Morand, des lettres geignardes et parfois géniales (mais ce n’était pas les mêmes) de Céline. Malgré ou en raison de ses engagements militants, Maurice n’était pas le chef d’un clan politique. Il excluait l’extrémisme, la haine, quelle qu’elle soit. Pas d’autre contrainte, d’aucune sorte.</p>
<p>Cette liberté, si rare dans la presse ou les médias, nous la payons cher. Vu de l’extérieur, du point de vue des « marqueteurs » et « gestionnaires », du point de vue des « communicants », nous sommes des dinosaures ou les derniers tenants d’un monde oublié, enfoui. Si résister aux miasmes, aux bruits parasites et à un air du temps qui s’envolera comme ceux qui le chantent est être un dinosaure, tant mieux pour la préhistoire !</p>
<p>Les beaux projets, même menés dans l’adversité ou parce qu’ils sont menés dans l’adversité, méritent de survivre à qui les a fondés. Maurice Nadeau laisse un héritage et on ne peut qu’espérer qu’il prospèrera. Aujourd&rsquo;hui, alors que le créateur disparaît, c&rsquo;est même tout ce qu&rsquo;on peut désirer.</p>
<p align="right"><em>Norbert Czarny</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Mimétisme ou imitation : l&#8217;avis des plantes. Installation de Claude Ponti au Jardin des Plantes de la ville de Nantes</title>
		<link>http://www.ecoledeslettres.fr/blog/arts/mimetisme-ou-imitation-lavis-des-plantes-installation-de-claude-ponti-au-jardin-des-plantes-de-la-ville-de-nantes/</link>
		<comments>http://www.ecoledeslettres.fr/blog/arts/mimetisme-ou-imitation-lavis-des-plantes-installation-de-claude-ponti-au-jardin-des-plantes-de-la-ville-de-nantes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 12:45:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>l'École des lettres</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[imaginaire]]></category>
		<category><![CDATA[installation]]></category>
		<category><![CDATA[jardin]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Inspirées par les images de l’album Georges Lebanc, tout droit sorti d’un jardin public du XIXe siècle, les équipes du Service espaces verts et environnement de Nantes ont proposé à Claude Ponti de donner vie à son univers onirique au Jardin des Plantes.</p> <p>L’illustrateur et auteur a déjà participé à d’autres aventures artistiques comme la [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/claude-ponti-jardin-des-plantes-de-nantes.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-7583" alt="claude-ponti-jardin-des-plantes-de-nantes" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/claude-ponti-jardin-des-plantes-de-nantes-186x300.jpg" width="186" height="300" /></a>Inspirées par les images de l’album <em>Georges Lebanc</em>, tout droit sorti d’un jardin public du XIXe siècle, les équipes du Service espaces verts et environnement de Nantes ont proposé à Claude Ponti de donner vie à son univers onirique au Jardin des Plantes.</p>
<p>L’illustrateur et auteur a déjà participé à d’autres aventures artistiques comme la création de la pièce <em>Sombrero</em> avec Philippe Découflé ou une exposition dans la superbe enceinte de l’abbaye de Fontevraud.</p>
<p>Après plus de trente ans à nourrir l’imaginaire des enfants et des parents, le créateur du “<em>Martabaffe</em>”, des “<em>Bouchanourrirs</em>” et autres “<em>Crapouilles</em>”, se lance pour la première fois dans une expérience en plein air et en trois dimensions, du 1er juin au 20 octobre 2013.</p>
<p>Les créations, imaginées spécifiquement pour le Jardin des Plantes, sont présentées individuellement à l’aide d’une fiche d’identité mêlant réalité et imaginaire débridé.</p>
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<p><em><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/claude-ponti-georges-lebanc.gif"><img class="alignleft  wp-image-7587" style="border-width: 1px; border-color: black; border-style: solid;" alt="claude-ponti-georges-lebanc" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/claude-ponti-georges-lebanc-211x300.gif" width="169" height="240" /></a>• Détail de la <a href="http://www.jardins.nantes.fr/N/Manifestation/Evenement/Document/Claude-Ponti-au-jardin-des-plantes.pdf" target="_blank">manifestation</a>.</em></p>
<p><em>• Tous les livres de <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/auteurs/fiche-auteur-nvo.php?fAuteur=228" target="_blank">Claude Ponti </a>à l&rsquo;école des loisirs. </em></p>
<p><em>• Quatre <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/video.php?AUTEUR=228&amp;rub=AUTEUR&amp;envoi_auteur=afficher" target="_blank">entretiens vidéo </a>avec Claude Ponti.</em></p>
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		<title>« Blackbird » de Jason Buxton</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 07:27:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Marie Baron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
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		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[bouc émissaire]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>L’un des plus beaux films de l’année sur l’adolescence et ses déboires risque de passer inaperçu. Il s’agit du premier film du Canadien Jason Buxton avec un casting de débutants, à ne pas confondre avec le film de Stefan Ruzowitzky intitulé en France Blackbird (2012).</p> <p>Blackbird signifie &#171;&#160;merle noir&#160;&#187; et cet oiseau symbolise l’aliénation. Il [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/jason-buxton-blackbird1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-7577" alt="jason-buxton-blackbird" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/jason-buxton-blackbird1-209x300.jpg" width="209" height="300" /></a>L’un des plus beaux films de l’année sur l’adolescence et ses déboires risque de passer inaperçu. Il s’agit du premier film du Canadien Jason Buxton avec un casting de débutants, à ne pas confondre avec le film de Stefan Ruzowitzky intitulé en France <i>Blackbird </i>(2012).</p>
<p><i>Blackbird</i> signifie &laquo;&nbsp;merle noir&nbsp;&raquo; et cet oiseau symbolise l’aliénation. Il a d’ailleurs donné son titre à une célèbre chanson des Beatles, décrivant un «<em> oiseau noir chantant dans le calme de la nuit</em> » (« <em>blackbird singing in the dead of night</em> »), que Paul Mac Cartney exhorte à utiliser ses ailes brisées et à apprendre à voler, puisqu&rsquo;« [il n'attendait] <em>que ce moment pour s&rsquo;envoler et être libre</em> » (« <em>you were only waiting for this moment to arise/to be free</em> »). Cet oiseau métaphorique se débattant pour prendre son vol illustrait les efforts des Afro-Américains pour faire entendre leurs droits depuis les années 1950.</p>
<p>Dans le film, tous les personnages et pas seulement Sean, le protagoniste, sont blancs, mais ce sont des parias dans leur communauté. Chacun, de manière différente, souffre d’isolement. Le titre évoque à la fois la désolation, une solitude presque pathologique et la mise au ban de la société.</p>
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<p><span id="more-7572"></span></p>
<h4 style="text-align: left;">Une machine judiciaire obsédée par le principe de précaution</h4>
<p>Sean, adolescent intelligent et introverti, vit dans sa petite ville canadienne avec son père divorcé et se trouve rejeté par les camarades de son collège, en particulier les joueurs du club de hockey. Il accompagne son père à la chasse, apprend à vider ses proies de leurs viscères et filme cette scène sanglante. Mal dans sa peau, il s’habille de noir et se veut gothique, avec son blouson de cuir clouté, ses cheveux teints et ses ongles peints. Se servant d’Internet comme exutoire, il met au point des scénarios de vengeance virtuels pour exprimer sa révolte. Alertée, la police fait irruption dans la maison où elle trouve les fusils de son père, ses propres vidéos, ses notes, et l’accuse de planifier un crime collectif. Sean va devoir faire face à l’hostilité de la communauté et affronter une machine judiciaire obsédée par le principe de précaution.</p>
<p>Jason Buxton a appris son métier aux côtés de grands réalisateurs comme James Cameron. Par ailleurs, plusieurs de ses courts métrages ont trouvé une reconnaissance internationale dans de nombreux festivals. Cette première œuvre en fait d’emblée un grand cinéaste, qui cherche son inspiration auprès des meilleurs, Arthur Miller et sa pièce <i>Les Sorcières de Salem </i>(1952), Peter Weir et <i>Le Cercle des poètes disparus</i> (1989), Frank Darabont et <i>Les Evadés </i>(1994), Andrea Arnold et <i>Fish tank</i> (2009). Autant d’œuvres clés où le personnage principal lutte pour faire entendre sa voix et maintenir son intégrité face à l’adversité.</p>
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<h4>Une adversité multiforme</h4>
<p>Ici l’adversité est multiforme. Sean tombe dans un engrenage judiciaire dont il est difficile de sortir. La nouvelle législation canadienne liée aux dérives sur Internet protège l’identité des jeunes contrevenants qu’il est interdit de rendre publique. En revanche, à cause de cette même loi, les jeunes qui sont soupçonnés de méfaits n’ont pas la possibilité de raconter leur version des faits. Ils ne peuvent que se reconnaître coupables à huis clos pour être libérés sous condition ou purger une lourde peine de prison, ce que l’avocat explique à Sean. Une loi destinée à protéger les jeunes se retourne finalement contre eux. Comment ne pas partager la colère du garçon, interdit de parole, condamné au mensonge, puis à l’éloignement de tous ses camarades quand il est en liberté conditionnelle?</p>
<p>Les nombreux faits divers liés au thème principal du film ont convaincu le réalisateur de l’intérêt du sujet. À ce problème juridique s’ajoute celui de la prison, où la promiscuité des jeunes délinquants ne fait qu’aggraver leur révolte et leur tendance à l’agressivité. Maltraité par ses codétenus, desservi par son apparence et sa timidité, Sean doit-il vraiment reconnaître des intentions meurtrières qui n’ont jamais été les siennes ? Il est un coupable idéal, dont la communauté veut à tout prix se débarrasser pour se protéger de toute atteinte à son intégrité. Choisissant envers et contre tous la vérité, il va apprendre à dépasser les impératifs d’une justice incohérente pour affirmer sa liberté et déployer ses ailes. Sans cette belle image du merle noir prenant son vol, <i>Blackbird</i> pourrait avoir pour équivalent en français brebis galeuse ou bouc émissaire.</p>
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<h4 style="text-align: left;">Un film impeccablement dirigé et interprété</h4>
<p style="text-align: left;">Jason Buxton a réussi un film dont le scénario, la mise en scène et le casting sont parfaits. Les paysages pluvieux et sinistres de la campagne canadienne constituent le cadre idéal de cette histoire de mise à l’écart et de pesante solitude.</p>
<p>Connor Jessup, qui interprète le personnage de Sean, recruté à l’âge de douze ans, en avait seize et la maturité nécessaire au rôle lorsque le tournage a débuté. Il domine le film de son altière mélancolie. Alex Ozerov, qui interprète son codétenu Trevor, fait sa première apparition sur grand écran dans<i> Blackbird</i>, après avoir joué plusieurs rôles pour la télévision. Il joue avec brio le rôle d’un jeune criminel coupable d’avoir tué en état de légitime défense un adulte qui voulait abuser de lui. Alexia Fast, qui interprète Deanna Roy, la jeune fille dont Sean est amoureux et à qui ses parents interdisent de le voir, a dix-huit ans et a donné la réplique à Tom Cruise pour le film d&rsquo;action <i>Jack Reacher</i>.</p>
<p>Impeccablement dirigé et interprété, <i>Blackbird</i> a obtenu le prix du meilleur premier film canadien au festival de Toronto et au festival de Vancouver. Il a également reçu le prix Claude Jutra du meilleur film canadien. Alors que cette œuvre d’un romantisme très contemporain n’atteindra probablement pas sa deuxième semaine en France, engageons les enseignants à en discuter avec leurs élèves dès sa sortie en DVD et saluons la naissance d’un nouveau talent promis à un bel avenir.</p>
<p style="text-align: right;"><em> Anne-Marie Baron</em></p>
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		<title>« La Grande Bellezza », de Paolo Sorrentino</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 16:36:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Marie Baron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[artifice]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma italien]]></category>
		<category><![CDATA[décadence]]></category>
		<category><![CDATA[Rome]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>On ne visite pas Rome l’été. La ville est vide de ses habitants et irrespirable. Les touristes se pressent pourtant sur le Janicule : un Japonais s’effondre, foudroyé par la chaleur ou par la beauté ?</p> <p>C’est dans cette Rome estivale improbable que l’acteur Toni Servillo incarne Jep Gambardella, journaliste de soixante-cinq ans, d’une élégance [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/paolo-sorrentino-la-grande-bellezza.jpg"><img class="size-medium wp-image-7554 alignleft" alt="paolo-sorrentino-la-grande-bellezza" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/paolo-sorrentino-la-grande-bellezza-220x300.jpg" width="220" height="300" /></a>On ne visite pas Rome l’été. La ville est vide de ses habitants et irrespirable. Les touristes se pressent pourtant sur le Janicule : un Japonais s’effondre, foudroyé par la chaleur ou par la beauté ?</p>
<p>C’est dans cette Rome estivale improbable que l’acteur Toni Servillo incarne Jep Gambardella, journaliste de soixante-cinq ans, d’une élégance raffinée, d’un charme irrésistible. Très mondain, il fréquente la haute société romaine, toutes les soirées, toutes les fêtes ; son esprit caustique impressionne et sa compagnie est recherchée par les femmes. Il a écrit dans sa jeunesse un unique roman <i>L’Appareil humain</i>, qui lui a valu un prix littéraire et une réputation d’écrivain ; en réalité, il cache son désarroi derrière un cynisme amer et pose sur le monde un regard d’une impitoyable lucidité.</p>
<p>Sur la terrasse de son appartement romain qui domine le Colisée, il donne des fêtes fascinantes, sensuelles et exténuantes, qui évoquent les grandes orgies impériales.</p>
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<p><span id="more-7553"></span></p>
<h4 style="text-align: left;">Rendre l’essence de la réalité par un excès d’artifice</h4>
<p>Grand absent du palmarès du festival de Cannes, le cinéma italien a été représenté en compétition par ce seul film de Paolo Sorrentino, <i>La Grande Bellezza</i>. À l’école de Fellini et d’Ettore Scola, il incarne un art non pas réaliste, mais capable de rendre l’essence de la réalité par un excès d’artifice. Peignant sans concessions les « nouveaux monstres » nés de la société de consommation, il dresse le portrait satirique d’une civilisation frivole, débauchée, superficielle, d’une bourgeoisie qui ne pense qu’au plaisir et à l’argent, d’une humanité inquiète, appauvrie, sans valeurs, en mal de divertissement. Des personnages caricaturaux, vieillissants et ridiculement infantiles, mis en scène avec une ironie féroce, des situations grotesques symbolisent le déclin de la Ville éternelle.</p>
<p>Mondains oisifs et bavards, bonnes sœurs attentives à leur bien-être corporel, curés affairés et affairistes, cardinal obsédé par les recettes culinaires… Et, surtout, une <i>« étonnante sainte »</i>, selon les mots de Sorrentino, véritable Mère Teresa de cent quatre ans, en attente de béatification, qui semble l’autre extrême, l’autre excès. Le mélange inextricable de sacré et de profane, contradiction flagrante de Rome, est mis en évidence par un mélange de musique sacrée, de musique populaire italienne et de musique techno, dominé par un thème mélodique écrit par le compositeur Lele Marchitelli.<b></b></p>
<p>Les maquillages outranciers, les décors spectaculaires reconstruisent le monde comme dans <i>Casanova</i> ou <i>La Dolce Vita</i> de Fellini, dont <i>La Grande Bellezza</i> semble une version contemporaine. Dans ce film exigeant, l’esthétisme appuyé est directement lié au sujet traité, la recherche de l’absolu en art. Rome filmée la nuit sous des lumières artificielles qui la rendent bleutée est cadrée sans voitures, sans passants.</p>
<p>Paolo Sorrentino, surchargeant la réalité pour en extraire la substance, le principe directeur, poursuit sa vérité à travers Jep Gambardella à la recherche de son adolescence perdue, ce moment de la vie marqué par le «<i> bonheur de ne pas être désenchanté </i>». En quête de nouvelles émotions, comme en apesanteur dans ses costumes parfaits, il évolue au ralenti dans un décor qui évoque l’univers d’un Giorgio De Chirico toujours soucieux d’aller à l&rsquo;essentiel, comme Sorrentino. «<i> Mon film est ambitieux, </i>dit-il, <i>il raconte la grandeur et la misère de l&rsquo;homme vivant dans une grande métropole. </i>» Pascal n’est pas loin. Ce cinéma est décidément plus métaphysique que réaliste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Un film proustien</h4>
<p>Cette Rome où la décadence guette la splendeur, où le burlesque est si proche du sublime, interdit de concevoir une œuvre littéraire. Où trouver la grande beauté ? Existe-t-elle encore ? Comment le journaliste à la mode voué à l’éphémère et à l’ébullition médiatique qu’est Jep peut-il redevenir un écrivain taillant dans le marbre ?</p>
<p>La réponse est à sa porte et à sa portée, dans les palais romains, dans les œuvres d’art sublimes dont ils regorgent, certes, mais surtout dans l’émotion vraie, dans les deuils tragiques qui frappent ses amis, dans les images intactes de sa mémoire.</p>
<p>Si le cinéaste fait deux allusions au « roman sur rien » de Flaubert, <i>La Grande Bellezza</i> est surtout un film proustien qui pourrait s’intituler <i>Le Temps retrouvé</i>. Revenu de tout, Jep observe sans indulgence la mascarade tragique de ses contemporains. Ses fêtes où se joue la comédie du néant ressemblent à celle où Marcel ne reconnaît plus ses anciens amis défigurés par l’âge. Face à la corruption générale, qui n’épargne ni l’Église ni la société civile, Jep est hanté par le souvenir d’un amour de jeunesse auquel il se raccroche. Car seules la pureté enfantine, l’innocence des amours adolescentes méritent qu’il sorte de sa paresse et de son dégoût, qu’il exorcise par une construction de mots la peur du vide qui n’oublie personne. Et, comme pour Proust, c’est le souvenir qui va déclencher le processus d’écriture.</p>
<p align="right"><i>Anne-Marie Baron</i></p>
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		<title>Le 85e anniversaire de la naissance de Maurice Sendak célébré par Google</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 07:27:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>l'École des lettres</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature de jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[album]]></category>
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		<category><![CDATA[Maurice Sendak]]></category>
		<category><![CDATA[Max et les Maximonstres]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le moteur de recherche Google célèbre le 85e anniversaire de la naissance de Maurice Sendak, disparu le 8 mai 2012, par un &#171;&#160;doodle&#160;&#187; interactif.</p> <p>Pour découvrir l&#8217;ensemble des albums de Maurice Sendak à l&#8217;école des loisirs, son principal éditeur, consultez le catalogue en ligne.</p> <p>L&#8217;École des lettres a consacré un numéro spécial à l&#8217;auteur de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/mauice-sendak.jpg" target="_blank" rel="http://www.google.fr/"><img class="size-medium wp-image-7539 alignleft" alt="mauice-sendak" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/mauice-sendak-300x115.jpg" width="300" height="115" /></a>Le moteur de recherche Google célèbre le 85e anniversaire de la naissance de Maurice Sendak, disparu le 8 mai 2012, par un &laquo;&nbsp;<a href="http://www.google.com/doodles/maurice-sendaks-85th-birthday" target="_blank">doodle</a>&nbsp;&raquo; interactif.</p>
<p>Pour découvrir l&rsquo;ensemble des albums de Maurice Sendak à<em> l&rsquo;école des loisirs</em>, son principal éditeur, consultez le <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/auteurs/fiche-auteur-nvo.php?fAuteur=257" target="_blank">catalogue en ligne</a>.</p>
<p><em>L&rsquo;École des lettres</em> a consacré un <span style="color: #000080;"><strong><em>numéro spécial</em></strong></span> à l&rsquo;auteur de <em>Max et les Maximonstres</em>, toujours disponible :</p>
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<p><span id="more-7538"></span></p>
<p><em><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/maurice_sendak_lecoledeslettres.jpg"><img class="size-medium wp-image-4422 alignleft" alt="maurice_sendak_lecoledeslettres" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/maurice_sendak_lecoledeslettres-231x300.jpg" width="231" height="300" /></a>• Consulter le sommaire détaillé et télécharger les articles du numéro spécial <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/pages_html_edl/public/sommaire/sommaires_2009_2010/3_2009_2010/3_2009_2010.php" target="_blank">Maurice Sendak et ses Maximonstres</a>.</em></p>
<p>•<em> Feuilleter ce numéro de référence de <a href="http://fr.calameo.com/read/001126546186d8af61ec3" target="_blank">l&rsquo;École des lettres</a>.</em></p>
<p>•<em> Pour recevoir gratuitement la version papier de ce numéro, écrivez à :</em></p>
<p><em> <a href="mailto:courrier@ecoledeslettres.fr" target="_blank">courrier@ecoledeslettres.fr</a> en précisant vos coordonnées.</em></p>
<p><em>• Tous les albums de Maurice Sendak publiés à <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/auteurs/fiche-auteur-nvo.php?fAuteur=257" target="_blank">l’école des loisirs</a>.</em></p>
<p>• <em>Le Google Doodle <a href="http://www.google.com/doodles/maurice-sendaks-85th-birthday" target="_blank">Maurice Sendak</a> et sa construction.</em></p>
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		<title>« L’Amour sans visage », d’Hélène Waysbord</title>
		<link>http://www.ecoledeslettres.fr/blog/litteratures/lamour-sans-visage-dhelene-waysbord/</link>
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		<pubDate>Sat, 08 Jun 2013 06:59:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Norbert Czarny</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littératures]]></category>
		<category><![CDATA[antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[déportation]]></category>
		<category><![CDATA[enfants cachés]]></category>
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		<category><![CDATA[seconde guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Vichy]]></category>

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		<description><![CDATA[« Un être de confection » <p>« Ma vie, celle que j’ai vécue du moins, commence par un black-out au sens plein du terme. Biffée d’un coup l’enfant, derrière le noir total tombé sur le parvis de l’école maternelle à la sortie de midi un jour d’octobre. Était restée l’autre enfant en dessous comme un [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 align="center"><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/helene-waysbord-l-amour-sans-visage..jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-7516" alt="helene-waysbord-l-amour-sans-visage." src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/helene-waysbord-l-amour-sans-visage.-178x300.jpg" width="178" height="300" /></a>« Un être de confection »</h3>
<p>« <i>Ma vie, celle que j’ai vécue du moins, commence par un </i>black-out<i> au sens plein du terme. Biffée d’un coup l’enfant, derrière le noir total tombé sur le parvis de l’école maternelle à la sortie de midi un jour d’octobre. Était restée l’autre enfant en dessous comme un double décalé, perdu</i>. »</p>
<p>C’est ce qu’écrit Hélène Waysbord dans la dernière partie de <i>L’Amour sans visage. </i>Ce noir total qui défait son enfance, toute son existence, est lié à la disparition de ses parents, en 1942. Ils n’ont eu que le temps de la confier à des cafetiers de province. L’un d’eux l’a conduite de la gare Montparnasse jusqu’à Aurion, qu’on peut entendre Orion, mais aussi composition de noms bretons puisque l’enfant sera cachée dans l’Ouest.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-7515"></span></p>
<h4 style="text-align: left;">Entre roman et autobiographie</h4>
<p>Ce livre est à la fois celui d’un « je », dans lequel on reconnaît l’auteur-narratrice, et celui d’un « elle » qui la met à distance et en fait une héroïne de fiction. On est entre le roman et l’écrit autobiographique, dans un flottement qui convient au propos. Qui est celle qui raconte ? L’enfant originel ou son double décalé ?</p>
<p>Les pages aussi sont à l’image de cette dualité, multiplicité : le texte se constitue de fragments qui sont autant d’éclats d’un miroir brisé. Le trouble reste trop vif : « <i>Elle n’a pas six ans et l’étoile ne lui est pas encore imposée. La mémoire vacille à cet âge, enregistre les traces des émotions les plus fortes, joies ou terreurs </i>», écrit l’auteur en introduction. Et les premières pages du récit, dans le chapitre intitulé « <i>Aurion </i>», rappellent la terreur de la fillette se rendant dans la cave humide et sombre, craignant d’y rencontrer des rats.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: left;">&laquo;&nbsp;Un unique parcours jour après jour&nbsp;&raquo;</h4>
<p>Tout le récit est à l’image de cette première perception – intense, vif, aigu. Le bourg breton est à la fois un cocon protecteur, qui éloigne un temps de la réalité, et le lieu même d’une réalité que l’enfant découvre ; il a ses figures, comme la Marie Quat’boutons, la mère Carpet ou Anna. L’enfant y vit le passage des saisons, tel cet hiver qui ressemble à son existence d’orpheline : « <i>La succession des hivers se confond avec la guerre même, pincements, brûlures, gerçures, un unique parcours jour après jour à Aurion, depuis la gare jusqu’à l’école</i>. » Passent les saisons, en une ellipse, juin 1944 arrive, puis la Libération, passage du noir et blanc à « <i>la lueur des ampoules rouges et couleur mentholée </i>».</p>
<p>L’enfant est ramenée par un cousin qui parle mal le français vers Argenteuil. On ne sait que faire d’elle parmi les survivants qui reviennent. On la place dans un orphelinat à Versailles et ses dimanches sans fin. Elle ne supporte pas et revient au village : « <i>Un an… Qu’était-ce, que serait-ce au regard de ce long exil qui me tint quarante ans durant éloignée de ma vie, la vie dissimulée, souterraine ?</i> » Puis tout s’accélère et, en un trait, moins de vingt ans après l’orphelinat, elle a vécu études, métier et famille. Du moins en apparence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Lettres d&rsquo;un père disparu</h4>
<p>La vraie vie d’Hélène Waysbord tient dans une chemise bleu pâle sur laquelle est inscrit : « <i>À ne se dessaisir en aucun cas</i>. » Ce sont toutes les lettres de son père, écrite entre novembre 1942 et février 1943, de Beaune-la-Rolande à Drancy, avant la dernière étape. Ces lettres, qu’elle découvre tardivement, lui donnent à connaître celui dont l’absence brutale la marque à jamais. C’est une explosion que traduisent  des phrases nominales, disposées comme des vers :</p>
<p>« <i>Rapt rêvé, quarante ans après.</i></p>
<p><i>Parole ôtée sur le parvis explosé.</i></p>
<p><i>Parents partis en voyage. Désertion, évidence contraire à toute vérité.</i></p>
<p><i>Et le cri muet imprimé sur la face qui ne peut crier.</i></p>
<p><i>Visage-blessure tendu vers l’autre, mendicité</i>. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: left;">&laquo;&nbsp;Tout repose sur un puits de silence&nbsp;&raquo;</h4>
<p>Dans cette existence désertée, la présence des autres, amis et amants, prend un relief particulier. L’auteur évoque son amitié pour Mitterrand, avec qui elle a travaillé et, surtout, partagé le goût des livres et de l’échange intellectuel. Elle parle de Léonard, de Clément, les hommes avec qui elle s’est parfois perdue, souvent retrouvée. Elle rappelle le souvenir d’Ania, sa meilleure amie, sa presque sœur. Et puis Schwan, grâce à qui, fouillant dans les « <i>débris de vie et mots déchets </i>», elle reconstitue quelque chose de son existence.</p>
<p><i>L’Amour sans visage </i>est un livre entêtant, qui donne le vertige. Comme l’écrit dans son beau et généreux avant-propos Jean-Christophe Bailly, « […] <i>tout repose sur un puits de silence – celui où ses parents ont disparu : le mouvement de ce livre est justement d’aller puiser à cette eau, de remonter de l’oubli vers la mémoire </i>». On lira les lettres en fin de volume ; elles sont le double du « <i>roman de l’orpheline </i>», sa part brûlante quand le froid d’un hiver sans fin semble figer l’enfant.</p>
<p>Et, dans la bibliothèque, ce récit trouvera sa place non loin du <i>W ou le Souvenir d’enfance</i> de Georges Perec, et du si intense <i>Rue Ordener Rue Labat</i>, de Sarah Kofman.</p>
<p><i>Norbert Czarny</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>• Hélène Waysbord, « L’Amour sans visage », Christian Bourgois, 2013.</i></p>
<p><em>• La seconde guerre mondiale dans la <a href="http://www.ecoledeslettres.fr/index.php?p=recherche_avancee" target="_blank">base de données</a> de l&rsquo;École des lettres.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Émile Zola, «Nouvelles roses» et «Nouvelles noires», édition d’Henri Mitterand</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Jun 2013 06:47:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Vassevière</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littératures]]></category>
		<category><![CDATA[naturalisme]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle]]></category>
		<category><![CDATA[réalisme]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[zola]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas par ses nouvelles que Zola a conquis la notoriété : du recueil collectif Les Soirées de Médan, paru sous son patronage en 1880, la postérité a retenu le chef-d’œuvre du jeune Maupassant, « Boule de suif », consacré depuis comme le maître du genre, et oublié « L’Attaque du moulin ».</p> <p>Henri [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/zola-nouvelles-roses.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-7520" style="border-width: 1px; border-color: black; border-style: solid;" alt="zola-nouvelles-roses" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/zola-nouvelles-roses-185x300.jpg" width="185" height="300" /></a>Ce n’est pas par ses nouvelles que Zola a conquis la notoriété : du recueil collectif <i>Les Soirées de Médan</i>, paru sous son patronage en 1880, la postérité a retenu le chef-d’œuvre du jeune Maupassant, « Boule de suif », consacré depuis comme le maître du genre, et oublié « L’Attaque du moulin ».</p>
<p>Henri Mitterand, qui a tant fait par ses éditions et ses analyses pour mettre en lumière les divers aspects de son œuvre, s’emploie aujourd’hui à combler cette injustice en publiant dix-huit nouvelles du maître du naturalisme.</p>
<p>Zola les a écrites, pour l’essentiel, de 1875 à 1880, pour les lecteurs d’une revue de Saint-Pétersbourg friands de « <i>reportages d’actualité </i>» sur Paris ; il les a ensuite publiées en France et réunies dans deux recueils composés, nous dit l’éditeur, sans « <i>aucune logique définie </i>» : « <i>Le désordre thématique [y]</i> <i>fait pendant au désordre chrono-génétique</i>. »</p>
<p>Henri Mitterand s’est donc autorisé à faire un choix auquel Zola n’avait jamais songé : il a adopté un classement qui distingue « <i>les tons “noirs” et les tons “roses”</i> ». D’où les titres qu’il a donnés à ces deux volumes, clin d’œil à Anouilh et au lecteur lettré.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-7518"></span></p>
<p>Ce dernier pourra tirer profit des deux introductions (à lire de préférence du “noir” au “rose”) et des notices savantes qui fournissent un éclairage rétrospectif sur chaque nouvelle grâce à des informations sur les circonstances de composition, des résumés analytiques – un peu longs –, des commentaires, des rapprochements avec <i>Les Rougon-Macquart</i>.</p>
<p><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/zola-nouvelles-noires.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-7519" style="border-width: 1px; border-color: black; border-style: solid;" alt="zola-nouvelles-noires" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/zola-nouvelles-noires-187x300.jpg" width="187" height="300" /></a>« <i>La gamme des “nouvelles noires” offre le miroir brouillé des incertitudes, des obsessions, voire des fantasmes et des cauchemars de Zola au temps de</i> Nana <i>et du</i> Roman expérimental » ; certaines, comme « Les trois guerres » et « La mort d’Olivier Bécaille », sont d’ailleurs d’inspiration autobiographique. Mais le commentateur insiste aussi sur l’invention formelle dont témoignent ces nouvelles où « <i>Zola teste plus librement, et sur des dimensions plus faciles à ajuster que dans la facture du roman, les variantes de la conduite du récit : notamment dans le traitement du temps et de l’espace </i>».</p>
<p>La prédisposition de l’auteur à la cyclothymie lui a fait composer ses « nouvelles roses » parallèlement aux « nouvelles noires », comme pour « <i>corriger ou neutraliser une tendance récurrente aux humeurs sombres </i>». Beaucoup évoquent les mœurs des « honnêtes gens », déjà mis à mal, quelques années plus tôt, dans <i>Le Ventre de Paris </i>: sont ainsi moquées, par exemple, l’insouciance des privilégiés (« La semaine d’une Parisienne ») ou leur morgue (« Nantas »), la médiocrité des hommes politiques (« Madame Neigeon »), la bêtise satisfaite du bourgeois (« Les coquillages de M. Chabre »). Une note plus personnelle, nostalgique, se fait entendre quand Zola évoque – souvenirs heureux de sa jeunesse – ses excursions dans les bois et sur les bords de la Seine, aux environs de Paris.</p>
<p>Les nouvelles de Zola n’ont pas le resserrement de celles de Maupassant mais elles ne manquent ni de vie, ni d’humour, ni d’invention. Il faut remercier Henri Mitterand de nous les remettre sous les yeux.</p>
<p align="right"><i>Jacques Vassevière</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>• Émile Zola, &laquo;&nbsp;Nouvelles noires&nbsp;&raquo;, « Les Classiques de Poche », Le Livre de Poche, n° 32619, janvier 2013. Le volume contient « Naïs Micoulin », « Pour une nuit d’amour », « Madame Sourdis », « Les trois guerres », « L’attaque du moulin », « Jacques Damour », « Le capitaine Burle », « La mort d’Olivier Bécaille », « L’inondation ».</i></p>
<p><i>• Émile Zola, &laquo;&nbsp;Nouvelles roses&nbsp;&raquo;, « Les Classiques de Poche »,  Le Livre de Poche, n° 32618, mai 2013. Le volume contient « La semaine d’une Parisienne », « Madame Neigeon », « Nantas », « Les Parisiens en villégiature », « Aux champs », « Les coquillages de M. Chabre », « Théâtre de campagne », « La fête à Coqueville », « Angeline ou la maison hantée ».</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/emile_zola.jpg"><img class=" wp-image-7523 alignleft" alt="emile_zola" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/emile_zola-197x300.jpg" width="158" height="240" /></a>• Zola dans la base de données de <a href="http://ecoledeslettres.fr/index.php?p=recherche&amp;mode=rs&amp;ot=t&amp;nl=0&amp;contenu=zola" target="_blank">l&rsquo;École des lettres</a>.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>• Zola dans la collection <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/auteurs/fiche-auteur-nvo.php?fAuteur=663" target="_blank">Classiques abrégés</a> : </em></p>
<p><em><a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=02938" target="_blank">Au Bonheur des Dames</a>, </em></p>
<p><em><a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=83441" target="_blank">Germinal</a>, </em></p>
<p><em><a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=E123283" target="_blank">La Bête humaine</a>, </em></p>
<p><em><a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=E134247" target="_blank">Thérèse Raquin</a>.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>« Remonter la Marne », de Jean-Paul Kauffmann</title>
		<link>http://www.ecoledeslettres.fr/blog/litteratures/remonter-la-marne-de-jean-paul-kauffmann/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 07:58:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Palierne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littératures]]></category>
		<category><![CDATA[autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="center">En remontant la Marne avec Jean-Paul Kauffmann</p> <p>Avec lui, oui, car la première vertu de ce livre, c’est de s’ouvrir au cheminement commun, au parcours en compagnie que peut instaurer la lecture.</p> <p>Jean-Paul Kauffmann reste maître de son livre sur toute la durée, mais à aucun moment il ne prend le pas sur le [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><em><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/jean-paul-kauffmann-remonter-la-marne.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-7509" alt="jean-paul-kauffmann-remonter-la-marne" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/jean-paul-kauffmann-remonter-la-marne-188x300.jpg" width="188" height="300" /></a>En remontant la Marne<br />
avec Jean-Paul Kauffmann</em></p>
<p>Avec lui, oui, car la première vertu de ce livre, c’est de s’ouvrir au cheminement commun, au parcours <i>en compagnie</i> que peut instaurer la lecture.</p>
<p>Jean-Paul Kauffmann reste maître de son livre sur toute la durée, mais à aucun moment il ne prend le pas sur le lecteur ; même lorsqu’il évalue paysage et habitants, juge, remet en question la modernité, il parvient à épargner le lecteur, le laisser libre de se faire son opinion tout en l’accompagnant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i> <span id="more-7508"></span></i></p>
<h4>&laquo;&nbsp;Suivre scrupuleusement le tracé du méandre&nbsp;&raquo;</h4>
<p>Des abords peu engageants, le centre commercial Chinagora situé à la confluence de la Seine avec son exotisme à l’abandon,  on s’éloigne assez vite, pour remonter doucement vers la source de cette Marne parcourue à l’envers de son flux, à cinq cents kilomètres. Ce qui pourrait passer pour un défi typique de l’ère contemporaine, exploit vide de sens, se révèle constituer le parcours personnel de l’auteur, dont nous croisons les souvenirs familiaux, les idées fixes, les goûts inaliénables, notamment pour le champagne. Et Jean-Paul Kauffmann remonte cette rivière avec la ferme volonté d’atteindre son but, mais sans forfanterie. Le ton est à l’avenant, doux-amer, mais sans que l’amertume ne l’emporte, les portraits – même si l’on sent l’irritation proche dans nombre d’entre eux – ne le cèdent jamais au règlement de compte.</p>
<p>Nanti de jumelles (qu’il abandonne) et de havanes pour l’après-souper de l’étape, JPK suit cependant une règle à laquelle il essaie de déroger le moins possible : « <i>Deux solutions : longer une nouvelle boucle de la Marne ou la couper tout simplement pour gagner Jablines, puis Trilbardou. J’hésite. Suivre scrupuleusement le tracé du méandre, c’est la consigne. Je dois la respecter. L’enfreindre, c’est aussi prendre le risque de rater une rencontre ou un paysage. </i>» Le tracé naturel de la rivière et cette méthode simple, même si elle est difficile à respecter aux abords saturés des zones périurbaines, valent pour cap et boussole, et libèrent l’espace du récit de la découverte, de l’effort, des errances et des égarements, pour s’ouvrir à l’humain. Des débuts urbains et encombrés de la rivière jusqu’à sa source, le trajet offre une variété de lieux à défaut de pittoresque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Un parcours sensible qui accompagne une œuvre</h4>
<p>« <i>Dans cette progression, l’imprévu se voit de loin. Une barque, une chapelle, un promeneur, on a le temps de s’y habituer.</i> » La Marne en tant que telle n’intéresse que lui, il s’en étonne à plusieurs reprises, rivière nonchalante « <i>qui se la coule douce</i> ». Il en observe chacune des contorsions, pas nécessairement significatives, dont il éprouve profondément la dimension liquide et pour laquelle il convoque parfois des figures plus sombres, pont au suicidé, morts de 1914, défenseurs au sacrifice héroïque et même, obscure et filant sans bruit sur l’eau, une figure de Caron, dont Bachelard signalé par l’auteur comme champenois dit : « <i>Quand un poète reprend l’image de Caron, il pense à la mort comme à un voyage. Il revit les plus primitives des funérailles</i>. »</p>
<p>Les étapes ne relèvent ainsi pas seulement de la géographie, Champagne de la vigne, de la craie et des céréales, mais marquent un parcours sensible qui accompagne une œuvre, celle d’un marcheur qui l’a précédé en un étrange pèlerinage après la Grande Guerre, « <i>une découverte étrange faite par hasard il y a plusieurs années. Je pars à la recherche d’un inconnu mort entre les deux guerres. Son nom, Jules Blain, ne dira rien à personne</i> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>La présence de la guerre et de l&rsquo;Histoire</h4>
<p>À la fin de l’œuvre, on n’en sait, à vrai dire, guère plus car jamais notre guide ne force les lieux à dire ce qu’ils ne veulent pas. Quant à la guerre, très présente comme l’Histoire de France et ses multiples tentatives d’invasion par les grandes plaines, elle se tisse au texte plutôt qu’elle n’oblige à une génuflexion devant les monuments. Lorsque l’auteur s’émeut, c’est davantage devant les destins individuels que devant la puissance collective héroïque. Jalons cartographiques d’un parcours dont l’itinéraire s’inscrit astucieusement sur les rabats du livre, les villes et villages s’imposent au promeneur par leur empreinte souvent culturelle.</p>
<p>Jean-Paul Kauffmann insiste sur quelques villes de Champagne, dont Aÿ qui aurait pu donner son nom au breuvage à bulles, reconnaît quelques grands personnages de la région et invite avec délices le lecteur à une cérémonie de dégustation. Il se penche aussi sur cette terre d’écrivains, signale Ronsard, relève Bossuet, fait halte chez La Fontaine et va même débusquer André Breton à l’hôpital de Saint-Dizier, infirmier psychiatrique qui interroge des patients aux réponses hallucinées, mettant ainsi au jour les racines du surréalisme. La nostalgie, autre force puissante de cet ouvrage, s’en trouve renforcée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>La France au présent</h4>
<p>Mais c’est encore dans le présent que Jean-Paul Kaufmann porte le plus sûrement ses pas. Vers la découverte de la France « <i>démeublée </i>» d’aujourd’hui, France dite profonde naguère, au sens où elle contenait des ressources, mais qui donne surtout de nos jours l’image d’un pays fermé, oublié, divisé en lopins surveillés de près et jalousement gardés à l’abri de la modernité. Qu’il décrit lui-même comme «<i> non pas déprimée, mais hors-service. Un pays en difficulté que l’on a mis peu à peu à l’écart au nom de la dépense inutile. En état de non-fonctionnement</i> ».</p>
<p>Il nous fait partager cette sensation à travers les nombreuses rencontres qui marquent le parcours et qui procèdent toujours du même ordre : méfiance, fermeture à la limite de la politesse, avant de déboucher sur l’accueil, la familiarité, parfois excessive, et souvent commensale, prête à partager les trésors de la tradition. « <i>La population qui habite ces communes démeublées – </i>dit-il dans la même page<i> – vieillit et décline, mais ne s’avoue pas vaincue. Le combat se livre ailleurs, dans la sphère privée, au sein d’associations. Moins visible que la lutte pour l’existence, j’y vois l’</i>accord<i> pour l’existence.</i> »</p>
<p>Jean-Paul Kauffmann ne s’inscrit pas dans le déclinisme ambiant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: left;">Compagnonnages et découvertes humaines</h4>
<p>La force de cette œuvre, ce sont les rencontres parfois sans aménité mais aussi les compagnonnages, les découvertes humaines. Ceux qu’il appelle les conjurateurs mais qui pourraient aussi bien mériter le titre de conjurés, tant ils savent avec le même enthousiasme s’approprier un espace à leur dimension : l’artiste en exil et son Caron de passeur, l’homme qui ne regarde plus la rivière depuis qu’il y a dévisagé un cadavre, jusqu’à celui qui vit en autarcie complète, autant de personnages surprenants qui contribuent à faire de ce récit une expérience littéraire aux accents de <i>vérité romanesque</i>.</p>
<p>La rivière elle-même revient sans cesse, par touches, et avec elle l’eau, le flux, l’atmosphère extraordinaire suggérée par le terme la « <i>rambleur </i>». On ne peut évoquer ce livre que par les fragments qu’il nous propose cependant qu’ils ne tiennent ensemble que par l’écriture de Jean-Paul Kauffmann et le déroulement de notre lecture. Il ne s’agit jamais de faire une halte artificielle pour se livrer à un de ces morceaux de bravoure descriptifs – tentative assez vaine de résurrection naturaliste –, non, l’auteur va son chemin sans cesse, relevant ce qui attire son attention, une écriture qui, comme un courant régulier, laisse redescendre à val avec une touchante unité ce qu’elle est partie chercher à mont.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="right"><i>Frédéric Palierne</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>• Jean-Paul Kauffmann, « Remonter la Marne », Fayard, 2013.</i></p>
<p><em>• Le <a href="http://ecoledeslettres.fr/index.php?p=recherche&amp;mode=rs&amp;ot=t&amp;nl=0&amp;contenu=voyage" target="_blank">thème littéraire du voyage</a> dans la base de données de l&rsquo;École des lettres.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Concours national de la Résistance et de la déportation 2013-2014 : « La libération du territoire et le retour à la République »</title>
		<link>http://www.ecoledeslettres.fr/blog/litteratures/concours-national-de-la-resistance-et-de-la-deportation-2013-2014-la-liberation-du-territoire-et-le-retour-a-la-republique/</link>
		<comments>http://www.ecoledeslettres.fr/blog/litteratures/concours-national-de-la-resistance-et-de-la-deportation-2013-2014-la-liberation-du-territoire-et-le-retour-a-la-republique/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 Jun 2013 10:12:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>l'École des lettres</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littératures]]></category>
		<category><![CDATA[collège]]></category>
		<category><![CDATA[concours]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
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		<category><![CDATA[République]]></category>
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		<category><![CDATA[seconde guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[territoire]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les modalités de participation au Concours national de la Résistance et de la déportation créé en 1961 par Lucien Paye, ministre de l&#8217;Éducation nationale, à la suite d&#8217;initiatives d&#8217;associations et particulièrement de la Confédération nationale des combattants volontaires de la Résistance (CNCVR), sont précisés dans le BOÉN n° 22 du 30 mai 2013.</p> <p>Ce concours [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/concours-national-de-la-resistance-et-de-ladeportation.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-7492" style="border-width: 1px; border-color: black; border-style: solid;" alt="concours-national-de-la-resistance-et-de-ladeportation" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/concours-national-de-la-resistance-et-de-ladeportation-300x218.jpg" width="300" height="218" /></a>Les modalités de participation au Concours national de la Résistance et de la déportation créé en 1961 par Lucien Paye, ministre de l&rsquo;Éducation nationale, à la suite d&rsquo;initiatives d&rsquo;associations et particulièrement de la Confédération nationale des combattants volontaires de la Résistance (CNCVR), sont précisés dans le <em>BOÉN</em> n° 22 du 30 mai 2013.</p>
<p>Ce concours a pour objectif de &laquo;&nbsp;perpétuer chez les jeunes Français la mémoire de la Résistance et de la déportation afin de leur permettre de s&rsquo;en inspirer et d&rsquo;en tirer des leçons civiques dans leur vie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui&nbsp;&raquo;.</p>
<div>
<div>
<p>Pour l&rsquo;année 2013-2014, le thème suivant a été arrêté : « La libération du territoire et le retour à la République ».</p>
<p><span id="more-7484"></span></p>
<h3 style="text-align: center;"></h3>
<h3 style="text-align: center;"></h3>
<h3 style="text-align: center;">Texte de la circulaire</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>&laquo;&nbsp; Pour l&rsquo;année 2013-2014, le jury national a arrêté le thème suivant : « La libération du territoire et le retour à la République ».</p>
<p>Les enseignants seront particulièrement attentifs aux commémorations de ces événements qui auront lieu dans leur département lors de l&rsquo;année scolaire.</p>
<p>On pourra se référer, comme chaque année, au document pédagogique élaboré par l&rsquo;une des fondations de mémoire partenaire du concours. Pour la session 2013-2014 du concours, la Fondation de la Résistance a été chargée de l&rsquo;élaboration de ce document. Il sera accessible au public dans le courant du mois d&rsquo;octobre 2013. Pour plus d&rsquo;informations à ce sujet, on pourra consulter le site éduscol :<a title="Le site Éduscol, nouvelle fenêtre" href="http://eduscol.education.fr/cnrd" target="_blank">http://eduscol.education.fr/cnrd</a>.<b></b></p>
<p>Le ministère de l&rsquo;Éducation nationale a chargé le Centre national de documentation pédagogique (CNDP) de réaliser un espace dédié au concours sur internet. Ce portail est destiné à référencer les informations officielles, les ressources et les outils pédagogiques utiles aux candidats. Il est accessible à l&rsquo;adresse suivante :<a title="Le site du CNDP, nouvelle fenêtre" href="http://www.cndp.fr/cnrd" target="_blank"> http://www.cndp.fr/cnrd</a>.</p>
<p>Les référents académiques « mémoire et citoyenneté » sont chargés du suivi de cette opération en lien avec le directeur académique des services de l&rsquo;éducation nationale de chaque département et l&rsquo;inspecteur d&rsquo;académie-inspecteur pédagogique régional présidant la commission d&rsquo;élaboration des sujets des devoirs individuels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">Règlement du concours national de la Résistance et de la déportation &#8211; année scolaire 2013-2014</p>
<p><strong>1. Élèves pouvant participer au concours</strong></p>
<p>Le concours national de la Résistance et de la déportation est ouvert aux élèves des établissements publics et privés sous contrat : - collèges ; - lycées d&rsquo;enseignement général et technologique ;</p>
<p>- lycées professionnels ; - lycées de la défense ; - lycées agricoles ; - établissements français à l&rsquo;étranger.</p>
<p>Sont concernés : - au collège, les élèves des classes de troisième uniquement ; - au lycée, les élèves de toutes les classes.</p>
<p>Peuvent également participer au concours : - les jeunes placés dans les centres éducatifs fermés ; - les mineurs et jeunes majeurs scolarisés dans les établissements pénitentiaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>2. Catégories de participation</strong></p>
<p>Le concours comporte six catégories de participation.</p>
<p>Première catégorie : classes de tous les lycées - réalisation d&rsquo;un devoir individuel en classe, portant sur le sujet académique &#8211; durée 3 h.</p>
<p>Deuxième catégorie : classes de tous les lycées &#8211; réalisation d&rsquo;un travail collectif qui peut être un mémoire, associé ou non à d&rsquo;autres supports, portant sur le thème annuel.</p>
<p>Troisième catégorie : classes de tous les lycées &#8211; réalisation d&rsquo;un travail collectif, exclusivement audiovisuel (film, documentaire sonore), portant sur le thème annuel.</p>
<p>Quatrième catégorie : classes de troisième &#8211; rédaction d&rsquo;un devoir individuel en classe, portant sur le sujet académique &#8211; durée 2 h.</p>
<p>Cinquième catégorie : classes de troisième &#8211; réalisation d&rsquo;un travail collectif qui peut être un mémoire, associé ou non à d&rsquo;autres supports, portant sur le thème annuel.</p>
<p>Sixième catégorie : classes de troisième &#8211; réalisation d&rsquo;un travail collectif, exclusivement audiovisuel (film, documentaire sonore), portant sur le thème annuel.</p>
<p>Pour les travaux collectifs, le jury national ne retiendra que des productions réalisées par deux élèves au minimum.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>3. Inscription des candidats</strong></p>
<p><em>3.1 Établissements situés sur le territoire français</em></p>
<p>Les chefs d&rsquo;établissement des collèges, lycées et autres établissements situés sur le territoire français métropolitain inscrivent leurs candidats auprès de la direction académique des services de l&rsquo;éducation nationale de leur département.</p>
<p>Les chefs d&rsquo;établissement des collèges, lycées et autres établissements situés sur les territoires français de l&rsquo;outre-mer (départements et régions d&rsquo;outre-mer &#8211; collectivités d&rsquo;outre-mer) inscrivent leurs candidats auprès du rectorat ou du vice-rectorat concerné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>3.2 Établissements situés à l&rsquo;étranger</em></p>
<p>Les établissements français à l&rsquo;étranger inscrivent leurs candidats directement auprès du ministère de l&rsquo;éducation nationale, avant le vendredi 31 janvier 2014, en utilisant l&rsquo;adresse électronique suivante : <a title="Le site du MEN" href="mailto:cnrd.dgesco@education.gouv.fr">cnrd.dgesco@education.gouv.fr</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>4. Conditions de réalisation des devoirs individuels et des travaux collectifs</strong></p>
<p><em>4.1 Condition de réalisation des devoirs individuels </em></p>
<p>Les épreuves des première et quatrième catégories doivent être réalisées en classe, sous surveillance, dans les temps indiqués ci-dessus. Les candidats ne disposent d&rsquo;aucun document personnel pendant la composition. Ces épreuves individuelles doivent être réalisées sur des supports garantissant l&rsquo;anonymat des candidats lors de l&rsquo;évaluation des copies au niveau départemental.</p>
<p>Les sujets des devoirs individuels sont élaborés, pour chaque académie, par une commission présidée par un inspecteur d&rsquo;académie-inspecteur pédagogique régional d&rsquo;histoire et de géographie désigné par le recteur. Cette commission est composée de représentants des jurys départementaux dont au moins un représentant des associations de résistants ou de déportés par département.</p>
<p>Afin de permettre aux candidats de concourir dans des conditions identiques, les directeurs académiques des services de l&rsquo;éducation nationale en métropole et les recteurs ou vice-recteurs des académies dans l&rsquo;outre-mer s&rsquo;assurent que les sujets élaborés par les commissions académiques à partir du thème national restent confidentiels jusqu&rsquo;à la date de l&rsquo;épreuve.</p>
<p>Pour les épreuves des première et quatrième catégories, les établissements français à l&rsquo;étranger s&rsquo;adressent à leur académie de rattachement qui leur fournit les sujets.</p>
<p>La date des épreuves du concours national de la Résistance et de la déportation pour l&rsquo;année scolaire 2013-2014 a été fixée au vendredi 21 mars 2014, pour les devoirs individuels, dans l&rsquo;ensemble des établissements en France et à l&rsquo;étranger.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>4.2 Conditions de réalisation des travaux collectifs non exclusivement audiovisuels</em></p>
<p>Pour les travaux collectifs des deuxième et cinquième catégories, les candidats peuvent proposer différents types de travaux : mémoire, diaporama, créations artistiques, etc. Ils peuvent avoir recours à différents supports : dossiers manuscrits ou imprimés, panneaux d&rsquo;exposition, supports amovibles de stockage de données numériques (cédérom, dévédérom, clé USB, etc.).</p>
<p>Les candidats peuvent réaliser un site internet à condition d&rsquo;en présenter au jury une version imprimée ou sur support numérique qui ne doit pas différer de la version en ligne.</p>
<p>Dans le cas où les travaux présentés contiennent des vidéos ou des documents sonores, il est précisé que la durée totale de l&rsquo;ensemble de ces enregistrements ne doit pas excéder 20 minutes.</p>
<p>Il est demandé aux candidats, pour des raisons matérielles liées au transport et à la conservation des travaux (fragilité, sécurité, etc.), de faire en sorte que ceux-ci ne dépassent pas le format A3 (29,7 × 42 cm). Toute réalisation (œuvre artistique, diorama, exposition, etc.) dont les dimensions excéderaient cette limite doit être filmée ou photographiée. Seules ces vidéos ou ces photos, accompagnées si besoin d&rsquo;un document de présentation, seront transmises au jury.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>4.3 Conditions de réalisation des travaux collectifs exclusivement audiovisuels</em></p>
<p>Les travaux collectifs des troisième et sixième catégories ne peuvent prendre la forme que d&rsquo;un film ou d&rsquo;un enregistrement sonore.</p>
<p>La durée totale de la production audiovisuelle présentée au jury ne doit pas excéder 45 minutes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>4.4 Reclassement éventuel de certains travaux par le jury</em></p>
<p>Dans le cas où les productions de certains candidats auraient été classées dans des catégories ne correspondant pas aux critères définis précédemment, le jury a la possibilité de les reclasser dans les catégories conformes au présent règlement.</p>
<p>Afin d&rsquo;éviter que cette situation se produise, les candidats sont priés de bien vérifier qu&rsquo;ils participent au concours dans la bonne catégorie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>4.5 Respect de la propriété intellectuelle et du droit à l&rsquo;image</em></p>
<p>Il est rappelé que les sources de tous les documents (textes, photos, réalisations artistiques, cartes, extraits sonores ou vidéos, etc.) figurant dans les productions des élèves doivent être explicitement mentionnées.</p>
<p>Par ailleurs, les candidats doivent obtenir une autorisation écrite de chaque personne interviewée. Un modèle d&rsquo;autorisation est téléchargeable sur le site éduscol, à l&rsquo;adresse suivante : <a title="Le site Éduscol, nouvelle fenêtre" href="http://eduscol.education.fr/cnrd" target="_blank">http://eduscol.education.fr/cnrd</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>5. Envoi des travaux</strong></p>
<p><em>5.1 Consignes spécifiques aux établissements situés sur le territoire français</em></p>
<p>Les copies individuelles et les travaux collectifs des établissements situés sur le territoire métropolitain sont adressés par l&rsquo;établissement scolaire au directeur académique des services de l&rsquo;éducation nationale le vendredi 28 mars 2014 au plus tard.</p>
<p>Les copies individuelles et les travaux collectifs des établissements des DROM-COM sont adressés par l&rsquo;établissement scolaire au recteur ou vice-recteur de l&rsquo;académie, le vendredi 28 mars 2014 au plus tard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>5.2 Consignes spécifiques aux établissements situés à l&rsquo;étranger</em></p>
<p>Dans les établissements français à l&rsquo;étranger, l&rsquo;équipe éducative effectue une sélection des travaux, permettant d&rsquo;identifier la meilleure production de chaque catégorie de participation (une production et une seule par catégorie sera sélectionnée).</p>
<p>Les copies individuelles et les travaux collectifs ainsi sélectionnés sont adressés directement au ministère, le vendredi 28 mars 2014 au plus tard, à l&rsquo;adresse suivante : ministère de l&rsquo;éducation nationale, direction générale de l&rsquo;enseignement scolaire, DGESCO B3-4, « Concours national de la Résistance et de la déportation », 110, rue de Grenelle, 75357 Paris 07 SP.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>5.3 Consignes pour l&rsquo;ensemble des établissements participant aux concours</em></p>
<p>Sur l&rsquo;ensemble des copies individuelles et des travaux collectifs transmis doivent être clairement indiqués le nom et les coordonnées de l&rsquo;établissement, la catégorie de participation au concours, ainsi que le nom, le prénom et la classe des candidats.</p>
<p>Ces mentions doivent figurer à un endroit unique, pour chaque élément composant le projet (copie, dossier, cédérom, etc.). Cela permet aux services organisateurs du concours d&rsquo;assurer l&rsquo;anonymat des productions présentées au jury, sans altérer celle-ci.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>6. Prix départementaux</strong></p>
<p>Les jurys départementaux, composés conformément à l&rsquo;article 2 de l&rsquo;arrêté du 21 décembre 2009, publié au J.O.RF du 21 janvier 2010, désignent les lauréats départementaux qui reçoivent leur prix lors d&rsquo;une cérémonie organisée, dans la mesure du possible, entre le lundi 5 et le vendredi 9 mai 2014, au chef-lieu du département.</p>
<p>Les jurys départementaux sélectionnent, à l&rsquo;intention du jury national, le meilleur travail pour chacune des six catégories. Dans chacune des six catégories, une production et une seule, par jury départemental, sera adressée au ministère. En cas de travaux classés premiers ex aequo d&rsquo;une catégorie au sein du palmarès départemental, chaque jury est prié de déterminer lequel des deux sera transmis au ministère.</p>
<p>Les directeurs académiques des services de l&rsquo;éducation nationale, ainsi que les recteurs et vice-recteurs des académies d&rsquo;outre-mer, envoient au plus tard le vendredi 9 mai 2014 les deux copies et les quatre travaux collectifs ainsi sélectionnés, accompagnés du palmarès départemental, au ministère de l&rsquo;éducation nationale, direction générale de l&rsquo;enseignement scolaire, DGESCO B3-4, « Concours national de la Résistance et de la déportation », 110, rue de Grenelle, 75357 Paris 07 SP.</p>
<p>À chacune des copies individuelles sélectionnées est obligatoirement annexé le sujet académique.</p>
<p>En outre, le tableau d&rsquo;informations statistiques, document électronique téléchargeable sur le site éduscol, à l&rsquo;adresse suivante :<a title="Le site Éduscol, nouvelle fenêtre" href="http://eduscol.education.fr/cnrd" target="_blank">http://eduscol.education.fr/cnrd</a>, doit être complété et envoyé au ministère, à l&rsquo;adresse <a title="Contact, nouvelle fenêtre" href="mailto:cnrd.dgesco@education.gouv.fr">cnrd.dgesco@education.gouv.fr</a> (même dans le cas où aucun travail n&rsquo;aurait été sélectionné par le jury départemental), au plus tard le vendredi 9 mai 2014.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>7. Prix nationaux</strong></p>
<p>Le jury national examine les travaux sélectionnés pendant l&rsquo;été et établit le palmarès au début du premier trimestre de l&rsquo;année scolaire 2014-2015.</p>
<p>Il décerne des prix et des mentions dans les six catégories. Le jury national est souverain de toute décision quant aux résultats relatifs au palmarès national.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>8. Remise des prix nationaux</strong></p>
<p>Les prix nationaux sont remis par le ministre chargé de l&rsquo;éducation nationale et le ministre chargé de la défense et des anciens combattants, ou leurs représentants, au cours d&rsquo;une cérémonie officielle dont les modalités d&rsquo;organisation sont précisées aux chefs des établissements concernés.</p>
<p>Seuls les lauréats ayant été récompensés par un prix national peuvent être invités à la cérémonie nationale de remise des prix. Les titulaires d&rsquo;une mention ne sont pas concernés.</p>
<p>Tous les lauréats ayant reçu un prix national au titre de la première ou de la troisième catégorie de participation sont conviés à participer à cette cérémonie.</p>
<p>Les groupes primés au titre des travaux collectifs (exclusivement audiovisuels et non-exclusivement audiovisuels) sont représentés à la cérémonie par quatre élèves au maximum, désignés par leurs camarades.</p>
<p>Les lauréats de la troisième catégorie et les lauréats de la sixième catégorie reçoivent le prix spécial du Conseil supérieur de l&rsquo;audiovisuel (CSA) pour la mémoire de la Résistance et de la déportation. Le CSA peut proposer des modalités de valorisation des travaux des lauréats auprès des médias. Dans la mesure du possible, ces travaux sont diffusés lors de la cérémonie nationale de remise des prix du CNRD, et lors d&rsquo;une cérémonie au conseil supérieur de l&rsquo;audiovisuel où les lauréats pourront rencontrer des professionnels de l&rsquo;audiovisuel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>9. Retour des travaux</strong></p>
<p>Le ministère de l&rsquo;éducation nationale prend en charge la valorisation des travaux des lauréats ayant reçu un prix national.</p>
<p>Tous les autres travaux sont retournés aux directions des services départementaux de l&rsquo;éducation nationale dans le courant du 2ème trimestre de l&rsquo;année scolaire 2014-2015.</p>
<p>Les directeurs académiques des services de l&rsquo;éducation nationale se chargeront, en liaison avec les associations locales, de la mise en valeur de ces travaux auprès des archives, des musées, des bibliothèques, des mairies, des établissements scolaires, etc.</p>
<p>La participation à ce concours vaut cession, à titre gratuit, au profit du ministère de l&rsquo;éducation nationale, de tous les droits de propriété des candidats ou de leur ayant droit sur les documents et œuvres réalisés dans ce cadre (pour la partie concernant leur production propre).</p>
<p>Les services chargés de la valorisation des travaux des candidats doivent veiller à respecter la législation sur les droits d&rsquo;auteur en ne diffusant pas de séquences extraites d&rsquo;œuvres audiovisuelles dont les droits n&rsquo;ont pas été cédés.</p>
<p>La participation à ce concours implique l&rsquo;acceptation du présent règlement.</p>
<p>Pour obtenir plus d&rsquo;informations, il est possible de se référer à la page dédiée au concours sur le site éduscol du ministère <a title="Le site Éduscol, nouvelle fenêtre" href="http://eduscol.education.fr/cnrd" target="_blank">http://eduscol.education.fr/cnrd</a> .&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><em>• La <a href="http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=71912" target="_blank">circulaire</a> au BOÉN.</em></p>
<p><em>• La <a href="http://ecoledeslettres.fr/index.php?p=recherche&amp;mode=rs&amp;ot=t&amp;nl=0&amp;contenu=guerre" target="_blank">guerre</a>, la <a href="http://ecoledeslettres.fr/index.php?p=recherche&amp;mode=rs&amp;ot=t&amp;nl=0&amp;contenu=deportation" target="_blank">déportation</a>, la <a href="http://ecoledeslettres.fr/index.php?p=recherche&amp;mode=rs&amp;ot=t&amp;nl=0&amp;contenu=test " target="_blank">Résistance</a> dans la base de données de l&rsquo;École des lettres.</em></p>
<p><em>• Quelques titres de l&rsquo;école des loisirs recommandés par l&rsquo;École des lettres pour aborder cette période avec les élèves de collège et de lycée :</em></p>
<p><em><span style="color: #000000;"><a href="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/julia-billet-la-guerre-de-catherine.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-7488" alt="julia-billet-la-guerre-de-catherine" src="http://www.ecoledeslettres.fr/blog/wp-content/uploads/2013/06/julia-billet-la-guerre-de-catherine-197x300.gif" width="197" height="300" /></a>– <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=05587" target="_blank">Compte les étoiles</a>, de Lois Lowry.<span class="Apple-style-span" style="font-size: 20px;"><b> </b></span></span>– <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=35564" target="_blank">Entre deux saisons de bonheur</a>, d&rsquo;Irène Dische.– <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=E109160" target="_blank">Je ne suis pas contagieux</a>, de Gil Tchernia et François Vincent.– <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=352275" target="_blank">Oubliée</a>, d&rsquo;Eva Erben.– <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=17664" target="_blank">Quand les cloches ne sonnent plus</a>, de Robert Cormier. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=02736" target="_blank">Le Zoo sans éléphant</a>, de Ren Saito. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=66488" target="_blank">À la guerre comme à la guerre</a>, de Tomi Ungerer. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=E119156" target="_blank">Les Cheveux de la poupée</a>, d&rsquo;Eva Almassy. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=35644" target="_blank">L&rsquo;Été américain</a>, de Jean Joubert. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=E129618" target="_blank">Le Fil à recoudre les âmes</a>, de Jean-Jacques Greif. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=E129588" target="_blank">La Guerre de Catherine</a>, de Juila Billet. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=06142" target="_blank">Ici Londres</a>, de Judith Kerr. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=34208" target="_blank">Kama</a>, de Jean-Jacques Greif. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=06567" target="_blank">Mes enfants, c&rsquo;est la guerre</a>, de Jean-Jacques Greif. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=25220" target="_blank">Orage sur le lac</a>, d&rsquo;Ester Rota Gasperoni. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=02642" target="_blank">Quand Hitler s&rsquo;empara du lapin rose</a>, de Judith Kerr. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=35642" target="_blank">Le Ring de la mort</a>, de Jean-Jacques Greif. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=15703" target="_blank">La Steppe infinie</a>, d&rsquo;Esther Hautzig. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=107931" target="_blank">Taille 42</a>, de Malika Ferdjoukh et Charles Pollak. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=28087" target="_blank">Voyage à Pitchipoï</a>, de Jean-Claude Moscovici. – <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-livre-nvo.php?reference=E123270" target="_blank">Du Vél&rsquo;d'Hiv à la bombe H</a>, de Robert Dautray.</em></p></blockquote>
</div>
</div>
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