par Christian Ferré
On a souvent tendance à présenter l’œuvre de Philippe Jaccottet en privilégiant son versant le plus lumineux, c’est-à-dire la célébration des beautés simples du monde sensible, dans une langue qui passe trop facilement pour transparente. Les premiers travaux critiques consacrés à son travail ont contribué à façonner cette réception, en véhiculant notamment une image de Jaccottet en poète humble et serein, s’effaçant devant les réalités modestes du monde dont il cherche à traduire le langage secret. Bien que fondée et en partie juste, cette approche est réductrice car elle méconnaît ou sous-estime la part d’ombre qui habite l’œuvre depuis ses commencements.
par Philippe Labaune
Le nouveau programme de lycée professionnel du baccalauréat professionnel en trois ans propose une nouvelle modalité de lecture : le parcours de lecture. Située entre le groupement de textes et l’œuvre intégrale, cette démarche permet aux élèves, souvent en difficulté de lecture, d’avoir accès aux grandes œuvres du patrimoine à partir d’un corpus plus consistant que le groupement de textes. Il s’agit de sélectionner dans l’œuvre une entrée exploitée à partir d’extraits significatifs et cohérents, reliés par une lecture cursive personnelle de l’élève. L’objet de cet article est de réfléchir à la transposition didactique de la notion de personnage et de proposer des pistes d’exploitation pour la construction d’une séquence en seconde de lycée professionnel et de lycée général à partir du personnage de Quasimodo dans Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo.
par Georges Cesbron
1857 fut une année terrible pour la littérature française : deux ouvrages comparurent devant la justice. Les débats opposèrent les intérêts de la société défendus par le célèbre procureur Pinard, et ceux du roman et de la poésie, représentés par Flaubert et Baudelaire. Maxime Du Camp, l’ami de Flaubert et son compagnon de voyage en Bretagne et, surtout à travers l’Égypte, la Grèce et l’Italie, plante ainsi le décor :« Nous étions à la fin de 1856. La presse périodique vivait – expirait – sous le règne de l’arbitraire et… l’administration n’avait qu’à serrer les doigts pour nous étrangler au coin d’un décret. »
par Patricia Gauthier
Dans la littérature française contemporaine, le xviie siècle se porte bien. Il apparaît au détour de fictions se déroulant à notre époque. Il nourrit les intrigues de récits nous ramenant trois cents ans en arrière. Le polar lui-même s’en est emparé, consécration populaire s’engouffrant dans la brèche ouverte par le Da Vinci Code d’une part, le succès des serial killers d’autre part. Où placer Tous les matins du monde, de Pascal Quignard, dans ce paysage littéraire ?
par Alain Goulet
De façon générale, pour qu’on puisse parler de création littéraire authentique, il faut deux conditions qui se trouvent rarement réunies : d’abord, que l’écriture corresponde pour l’auteur à un vrai besoin, soit de l’ordre du désir et de la nécessité intime ; ensuite, qu’il y ait invention d’une forme spécifique, production d’une voix et d’une écriture nouvelles et originales. C’est pourquoi, parmi tant d’auteurs qui publient, il est si rare de rencontrer un véritable grand écrivain qui nous apporte une œuvre vraiment nouvelle, nourrissante et marquée de son accent singulier. Sylvie Germain est incontestablement l’un d’eux.
par Guenièvre Tandonnet
Pour l’oral du baccalauréat, chacun d’entre nous endosse provisoirement le statut d’examinateur. Voir défiler un grand nombre d’adolescents confrontés, pour la première fois, à l’« épreuve du feu », les regarder évoluer, s’installer, se préparer ; puis, les écouter, dialoguer avec eux, ne manque pas d’enseignements. Avec le recul, l’examinateur doit alors permettre à l’enseignant qu’il est tout au long de l’année, de tirer les leçons de son observation afin de les réinvestir au mieux à la rentrée suivante.
par Yves Stalloni
En ces temps de grande communication, la maîtrise du langage est devenue un précieux atout. Et, à la base d’une bonne compréhension ainsi que d’une bonne expression, il y a le vocabulaire. Les clés de la réussite sociale et professionnelle passent souvent par une aisance dans ce domaine ; et aucun futur diplômé ne peut plus se permettre de se limiter aux mille cinq cents mots de l’usage quotidien. Ce dossier propose une sensibilisation particulière à la question du sens des mots et à l’élargissement du registre personnel par une voie ludique mais exigeante, celle, assez répandue, du « quiz » ou « questionnaire à choix multiple ».
Découvrez un nouvel outil :
le blog de l'École des lettres,
ouvert à vos commentaires et à vos propositions,
explore pour vous l’actualité culturelle et pédagogique.