par Louis Baladier
Depuis leur parution, les œuvres de Rabelais ont été commentées avec passion et arbitraire. De même que la personnalité de leur auteur, mal connue, et qui a donné lieu à maintes spéculations, ces œuvres relèvent des grands mythes de l’histoire littéraire. On examinera ici les conditions et contexte de la publication de Gargantua puis la structure, la technique et le style du récit.
par Pascal Caglar
Rabelais fait partie de ces auteurs potentiellement trahis par une mise en extraits trop hâtivement calibrés pour tel ou tel savoir requis par les programmes : l’éducation de Gargantua, l’abbaye de Thélème ou encore le prologue de l’os à moelle sont autant de textes fameux à usage simplificateur dans le cadre de l’étude de l’éducation humaniste, de l’utopie sous la Renaissance, de l’allégorie littéraire ou, pis encore, de l’argumentation et de la délibération.
par Francis Collet
On a beaucoup glosé sur le sens de « Fais ce que voudras. »Cet anti-précepte rabelaisien, comme la révélation de l’oracle de la Dive Bouteille, prête à de multiples approches. Nous examinerons les différents plans de lecture du chapitre LVII de Gargantua.
par Claude-André Tabart
« Il en est des récits de Rabelais comme des drames de Shakespeare ou des romans de Dostoïevsky, écrit Jean Paris, leur trop célèbre “confusion” ne reflète que notre impuissance à percevoir la logique qui les sous-tend. » En effet, Pantagruel n’est pas un brouillon maladroit de Gargantua, mais une œuvre à part entière, avec ses logiques.
par Francine Ninane de Martinoir
Le 5 mars 1543, les deux premiers ouvrages de Rabelais, le Gargantua et le Pantagruel, sont condamnés en Sorbonne. Cette condamnation reste cependant sans effet et Rabelais obtient même un privilège pour son Tiers Livre publié à Paris en 1546, qui se donne comme la suite de Pantagruel et reprend le récit là où il avait été interrompu. Une grande partie de ce livre tourne autour de la question du mariage et des femmes, ais deux autres thèmes sont traités : celui des dettes, et celui de la justice.
par Claude Soulès
Le Quart Livre est un livre « testamentaire », selon l’expression de V.-L. Saulnier, « un livre égal aux autres, plus riche, dans le domaine de la croyance, d’aspects et de détours parce que la sagesse a mûri dans l’épreuve ». Vu sa place dans la chronologie, il a tendance à être négligé, voire ignoré alors qu’il est une excellente introduction à la connaissance en profondeur de Rabelais.
par Jean-Louis Benoît
L’épisode des paroles gelées vient à la suite de la visite à l’île des Papimanes, qui occupe une grande partie du Quart Livre. Dans cette île on célèbre le culte du pape et des décrétales, textes investis d’une valeur sacrée. Rabelais fait clairement comprendre que ce culte abusif pervertit la religion, la politique et même l’économie. Il est impossible de ne pas voir dans les décrétales un exemple de ces paroles gelées, de ce formalisme vénérant la lettre, qu’il a souvent combattu.
par Yves Leclair
Selon Bakhtine, la qualité majeure de Rabelais, c’est son caractère « démocratique », c’est-à-dire non officiel et populaire. Le critique et historien de la littérature analyse les sources de Rabelais et les éléments constitutifs de la culture comique populaire.
par Yves Stalloni
Les études rabelaisiennes ont fait, au fil des ans, une place de plus en plus grande à la question du langage. La multiplicité des lectures n’épuise cependant pas la richesse de l’expression verbale. L’examen des situations de parole et des obstacles qui s’opposent très fréquemment à la transmission d’un message offre d’intéressantes perspectives.
par Jacques Vassevière
Aborder l’œuvre de Rabelais sous l’angle de la dérision critique demande que l’on explicite les cibles de la satire et les valeurs qui l’inspirent. Celles-ci ne sont évidemment pas spécifiques à cet auteur, elles s’inscrivent dans le mouvement humaniste qui constitue le terreau idéologique de l’œuvre et qu’il importe donc d’avoir présent à l’esprit.
par Bénédicte Monat
Cette séquence, basée sur un groupement de textes, se fixe les objectifs suivants : – la vérification des acquis de seconde ; – l’acquisition de repères précis dans l’histoire littéraire et culturelle ; – la perception du lien entre l’histoire littéraire et l’Histoire ; – la prise en compte du contexte pour lire les textes ; – la préparation à la première partie de l’épreuve du baccalauréat (questions sur un corpus de textes).
par Anne-Marie Duranton-Crabol
Module d’histoire : initiation d’une classe de seconde à l’« étude de documents » sur un thème commun aux programmes d’histoire et de lettres : l’enseignement humaniste…
par Christine Crinquand-Lorent
L’étude de ce groupement de textes constitue une séquence de huit séances. Le choix des extraits vise en premier lieu à faire découvrir une fiction mettant en scène un personnage extraordinaire par son gigantisme. Dans un second temps, il permet de réinvestir la notion de merveilleux abordée en sixième lors de l’étude du conte.
par Bénédicte Monat
Cette séquence se propose de rendre accessible un travail sur l’œuvre de Rabelais en cinquième. En effet, celle-ci s’inscrit parfaitement dans le programme de cette classe : elle appartient au patrimoine français des textes du XVIe siècle, permet d’aborder le récit romanesque, fait partie des grands « textes de dérision critique » et se rattache, par son ampleur narrative, aux romans de chevalerie et aux récits de voyage.
par Patricia Delahaie
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