par Olivier Dufaut
Il était une fois, dans ville de Cirinte, la petite boutique d’un petit tailleur qui, un jour, tua sept mouches d’un coup. Sept d’un coup ! À peine croyable ! Un pareil exploit ne pouvait rester méconnu. La ville entière devait l’apprendre. Ou mieux encore... le monde entier ! Une bande dessinée adaptée d’un conte de Grimm.
par Christian Poslaniec
Deuxième volume des aventures de M. Blaireau et Mme Renarde, cette BD met en scène une situation de famille recomposée proche de celle que vivent beaucoup d’élèves. Cependant, l’anthropomorphisme n’est pas total dans cette série, et l’univers des blaireaux et des renards reste régi par la sauvagerie naturelle, ce qui ajoute à la tension narrative.
par Jean-Pierre Tusseau
Aborder une œuvre médiévale par le truchement d’une bande dessinée contemporaine peut constituer une première approche intéressante, encore convient-il de rappeler quelques données fondamentales sur l’original et sur les métamorphoses ultérieures du Roman de Renart. Au-delà d’une première approche ludique, cette BD offre l’occasion de rappeler la force du Roman, mais peut également donner lieu à des travaux de lecture d’images, d’analyse littéraire, d’écriture narrative et même d’expression théâtrale.
par Marie-Hélène Giannoni
Prince Lao est une série qui s’inscrit dans un genre bien connu de la bande dessinée jeunesse : la BD d’aventures, qui mêle rebondissements et merveilleux. L’Île aux loups a pour héros un enfant confronté à diverses épreuves. Séparé de sa famille, il fait l’expérience de la cruauté des adultes en même temps qu’il trouve amitié et solidarité auprès des animaux. Les élèves entreront facilement dans cet univers au graphisme lisible et très rythmé.
par Norbert Czarny
C’est évidemment un autre Ivan que celui qui rêgna au XIVe siècle que les élèves découvriront sous la plume d’Anne Fine, dont on apprécie l’humour, la verve et la profonde humanité. Ce roman se prêtera bien à des activités sur le langage. Mais on le fera lire aussi pour le plaisir de découvrir un bon vrai méchant (de onze ans) et son interprète embarrassé (mais vaillant).
par Norbert Czarny
Variation sur le genre du roman policier et hommage à la littérature populaire du XIXe siècle, Minuit-Cinq est un récit vif, plein de verve, que l’on pourra donner à lire en sixième ou en cinquième. Les héros sont des enfants des rues ; on retrouve en eux quelque chose de Gavroche et des plus jeunes personnages de Charles Dickens, Alexandre Dumas ou Eugène Sue. On proposera donc ici diverses pistes de lecture cursive.
par Norbert Czarny
Voici un court roman d’une grande intensité. Un roman que l’on peut lire à treize ans, mais aussi à trente ou à soixante, car il dit le malheur, la tristesse de ne pas apparaître aux yeux des autres. C’est le cas d’Antoine, l’éternel invisible, celui qu’on ne remarque jamais, ni en bien, ni en mal. Celui qui, au fond, ressemble à tout le monde et à personne. Ni vu ni connu touchera aussi les lecteurs adolescents car c’est un âge où les blessures de l’indifférence se font vives.
par Norbert Czarny
Marie-Aude Murail aime Dickens, le roman populaire, les secrets et les rebondissements, les surprises et les bons mots. S’il fallait résumer Malo de Lange, on pourrait dire que ce roman ressemble au trésor de la cathédrale de Tours, emporté par le faux abbé Pigrièche : il est rempli de pépites cachées dans les ordures. En l’occurrence, les ordures, c’est le Paris obscur et pauvre de 1830, celui des Misérables et des Mystères de Paris.
par Jean-Pierre Tusseau
La lecture du Chevalier de la charrette est maintenant recommandée au collège. Il fallait donc une nouvelle traduction, adaptée à ces jeunes lecteurs, qui leur permette de découvrir, dans son authenticité, le monde arthurien si souvent caricaturé par Hollywood, un univers où survivent d’étranges coutumes, où l’on pénètre dans des lieux magiques, un pays auquel on accède par de périlleux passages (Pont sous l’Eau, Pont de l’Épée) et dont on ne revient pas.
par Elisabeth Krafft et Monique Lagarde
Dans Le Chevalier au lion, Chrétien de Troyes raconte les prouesses du plus entreprenant des chevaliers de la table ronde, Yvain, en quête d’aventure et d’amour dans un monde merveilleux, peuplé de dragons, de géants, où sévissent d’étranges et cruelles coutumes. Ce n’est que grâce à l’aide d’un lion, symbole de courage, de loyauté et de noblesse, qu’Yvain peut en venir à bout et, au terme d’un itinéraire initiatique tourmenté, devenir enfin pleinement lui-même.
par Dominique Blum
Perchée dans les bras de son baobab, Adupa passe ses journées à écouter le chant de la jungle. Elle parle aux arbres. Elle est la fille de la forêt. Cela fait sept ans qu’elle est arrivée au village indien des Mbayas, sur les bords de l’Orénoque. Adupa a vu ce que les autres ignorent encore : le chemin de fer des Blancs détruit les arbres, les animaux, les Indiens, peut-être même le souffle du monde. Un récit poétique en prise avec les réalités violentes d’aujourd’hui : la poursuite de la déforestation en Amazonie, la disparition programmée des derniers peuples qui l’habitent, le choc entre les cultures.
par Norbert Czarny
Ce roman destiné à des adolescents a les qualités des meilleurs récits. La première est qu’il touchera également un lectorat adulte. Cela tient d’abord à la force du thème et à son traitement poétique. Pas un mot de trop dans ces pages, pas une facilité. Gisèle Bienne le dit elle-même: pour jeunes ou pour adultes, elle a « la même écriture, même si, lorsque j’écris pour les adolescents, je fais moins de commentaires et je laisse parler les situations. Je pense que les jeunes peuvent tout lire ».
par Marie-Claude Hibert
En fin de troisième, les élèves doivent pouvoir répondre à un ensemble de questions formulées à partir d’un texte d’auteur. Cette épreuve du brevet des collèges se présente sous la forme d’une douzaine d’interrogations regroupées en deux ou trois grandes parties qui définissent les axes de lecture de l’extrait proposé. Mais nous savons qu’il n’est pas facile d’obtenir des réponses structurées, syntaxiquement correctes, fondées sur l’observation rigoureuse des procédés d’écriture…
par Robert Briatte
Nanouk et moi, de Florence Seyvos, donnera immanquablement à nombre de ses lecteurs l’envie de voir, ou revoir, le film de Robert Joseph Flaherty (Nanouk l’Esquimau, 1922) qui l’a inspiré. L’absence, l’abandon, la solitude – et la mort : les thèmes qui traversent plusieurs des livres de Florence Seyvos se retrouvent dans ce roman paru en 2010. Des thèmes forts, interrogateurs – des thèmes difficiles, mais tempérés par une ironie salutaire et une tendresse assumée, loin de toute mièvrerie.
par Daniel Salles
Ce documentaire raconte une success story, celle de deux adolescents autodidactes qui deviendront milliardaires à vingt ans pour avoir révolutionné l’univers du jeu vidéo. Il fait revivre l’aventure de John Romero, concepteur de jeu, et de John Carmack, programmeur de génie. Le livre, paru dans la nouvelle collection de biographies « Médium documents » lancée par L’École des loisirs, se lit comme un roman.
Le (la) professeur documentaliste qui exerce dans un CDI de collège ou de lycée a un rôle essentiel à jouer dans le domaine de la lecture. À côté des professeurs de lettres, tenus de faire lire à leurs élèves des œuvres classiques s’inscrivant dans un programme, le (la) professeur documentaliste a toute liberté de proposer « autre chose ». Son action est donc complémentaire de celle de l’enseignant de français, et tous deux travaillent ensemble à la promotion de la lecture. Cette rubrique inaugure une série de relations d’expériences d’incitation à la lecture à l’initiative des professeurs documentallistes.
par Yves Stalloni
Ce petit livre d’Alain Chopin, écrit dans une langue simple, directe, presque familière, doté d’un titre énigmatique, voire gentiment provocateur, il faudrait le distribuer gratuitement à tous les parents d’élèves et en imposer la lecture et le commentaire aux étudiants qui se préparent à devenir professeurs. À inscrire au programme des IUFM, ou des structures appelées à les remplacer, du Capes, de l’agrégation, tant qu’ils existent, en lieu et place d’un cours ou d’un contrôle de « didactique », pour mesurer la réalité du terrain
par Yves Lucas
Les programmes de sixième mentionnent l’adjectif qualificatif dans les trois rubriques suivantes de « L’étude de la langue » : la grammaire, à propos des fonctions épithète et attribut ; l’orthographe, pour les chaînes d’accord dans le groupe nominal ; enfin, le lexique, en lien avec la formation des mots par composition, suffixation, dérivation, etc. Cette notion d’adjectif, les élèves l’ont déjà mise en pratique à l’école élémentaire. Pour autant, il ne paraît pas facile d’en donner une définition.
par Monique Legrand
Le thème international Solidarités a été choisi par la France, le Québec, la Suisse romande, l’Organisation internationale de la Francophonie et la Communauté française de Belgique pour fêter la langue française. L’École des lettres, partenaire de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (ministère de la Culture) et du ministère de l’Éducation nationale, vous invite à participer au concours « Dis-moi dix mots qui nous relient » en 2010-2011.
par Daniel Salles
La bande dessinée, véritable média, a toute sa place à l’école : d’abord, parce qu’elle a développé la possibilité de traiter de nombreux sujets et pour tous les publics, mais aussi parce qu’elle permet de s’ouvrir au monde, de mieux comprendre l’univers médiatique et le contexte de production d’une information. Cet article propose un panorama des rapports entre les médias et la bande dessinée et un ensemble d’activités à mener avec les élèves.
par Thérèse De Paulis et Guenièvre Tandonnet
La relation pédagogique avec les élèves est fragile, elle se construit à chaque cours, même si les jalons sont posés dès le premier jour de classe. Un professeur de lettres et un professeur de mathématiques ayant plusieurs années d'expérience en zone sensible – en collège comme en lycée – donnent les conseils pratiques fondamentaux pour gérer avec succès sa première classe.