par Sophie Schvalberg
L’histoire des arts est, à première vue, orpheline et indésirable à l’école comme au collège. Orpheline parce que les professeurs des écoles ne reçoivent pas (ou si peu) de formation en la matière et parce qu’il n’existe pas de Capes ou d’agrégation d’histoire de l’art. Pourtant, l’histoire des arts peut être une occasion à saisir pour dynamiser l’enseignement primaire et secondaire, à condition de réfléchir à des objectifs et à une mise en œuvre qui en fassent un levier pédagogique et non un supplément d’âme optionnel.
par Thérèse De Paulis
Le volet culturel du « projet d’école » ou du « projet d’établissement » vise à assurer une éducation artistique de qualité à tous les élèves. Il constitue un repère important pour la cohésion des équipes, l’accueil des nouveaux professeurs, la concertation, et garantit les innovations pédagogiques que l’histoire des arts encourage en mobilisant plusieurs disciplines.
par Thérèse De Paulis
Quelle est la place de l’œuvre ? Et la pratique artistique ? L’œuvre d’art : un document historique ? Comment travailler en équipe ? S’engager dans une pédagogie de projets ? Se former, être formé ? Comment tirer parti des nouvelles technologies ? Comment évaluer ? Comment travailler en partenriat avec un musée, une institution culturelle ? Comment commencer ?
par Thérèse De Paulis
Les propositions qui suivent suggèrent une trame simple grâce à laquelle familiariser les élèves avec les œuvres tout en les initiant aux outils d’analyse. Le parcours qu’elles dessinent doit mener la classe de la première rencontre avec l’œuvre à son analyse et à son interprétation. Elles mettent en jeu le français, l’histoire, la géographie, les arts visuels ou arts plastiques, les mathématiques, les sciences et la technologie.
par Guenièvre Tandonnet
Les mathématiques ont toute leur place dans l’enseignement de l’histoire des arts. Elles sont le moteur de la transmission d’une culture scientifique et technique qui construit des repères communs. En effet, par les compétences transversales qu’elles développent, les mathématiques apportent aux élèves les outils nécessaires à l’acquisition d’une culture artistique vivante où la pratique et l’expérimentation deviennent possibles.
par Thérèse De Paulis
Cette proposition pédagogique a été expérimentée dans deux classes de grande section de maternelle. Elle peut être transposée en CP et CE1, en complexifiant les consignes et en individualisant les activités d’écriture. La découverte du portrait en tant que représentation d’une personne ayant réellement existé permet de construire les apprentissages en abordant des notions relevant de l’histoire des arts, des arts visuels, de la littérature et de l’éducation musicale.
par Thérèse De Paulis
La collection d’albums documentaires « Archimède » de l’école des loisirs explore depuis 1992 tous les domaines de la culture générale, qu’ils soient artistiques, historiques ou scientifiques. Son originalité : le recours à la fiction qui, à travers la narration illustrée, est le fil conducteur de la réflexion intellectuelle chez l’enfant. Les sujets abordés nourrissent ainsi à la fois l’imaginaire et la connaissance. Une trentaine de titres correspondent aux thématiques des programmes d’histoire des arts.
par Thérèse De Paulis
L’écriture d’un conte est un classique de la classe de sixième : il s’agit ici de proposer aux élèves une entrée qui renouvelle l’exercice. L’objectif de ce projet, qui s’appuie sur les tableaux de Camille Corot exposés au Louvre (consultables sur la base Atlas), est d’associer l’écriture créative, l’histoire des arts et le réinvestissement des notions sur le conte figurant dans les programmes.
par Marie Pérouse-Batello
En 1989, paraissait à l’École des loisirs un roman dont l’intrigue se situe en plein siècle d’or espagnol, dans l’atelier du peintre Vélasquez. Cet ambitieux récit, publié vingt-quatre ans plus tôt aux États-Unis, avait obtenu, à sa sortie, la très prestigieuse médaille Newbery, qui récompense chaque année le meilleur livre de jeunesse américain. Je suis Juan de Pareja nous semble particulièrement indiqué pour servir de support à l’enseignement de l’histoire des arts en classe de cinquième, puisque c’est à ce niveau que doit intervenir la découverte de l’art du xviie siècle.
par Thérèse De Paulis
Ce projet d’écriture, construit autour de la thématique des jardins dans la peinture et la littérature, est transposable à d’autres domaines artistiques. Il s’agit d’une démarche interdisciplinaire expérimentée avec des élèves de ZEP avant l’introduction de l’histoire des arts dans les programmes.
par Stéphane Labbe
Comment une œuvre picturale peut-elle aider à caractériser un mouvement artistique, à définir un procédé stylistique (en l’occurrence la métaphore) ou à cerner un registre (le lyrisme) ? Telles sont les questions que nous nous proposons d’aborder. Le tableau de Caspar David Friedrich, Les Âges de la vie, peint en 1835, servira de support à notre démonstration. Par son sujet et son esthétique, il se trouve en effet au croisement d’interrogations qui concernent autant la peinture que la littérature.
par Thérèse De Paulis, Julie Léonetti, Xavier Testot
Au collège Senghor des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, six classes de troisième participent à un partenariat avec le musée du Louvre. Afin de préparer l’épreuve d’histoire des arts, un projet commun a été élaboré pour développer le sentiment d’appartenance à une culture partagée. En troisième, le programme d’histoire des arts demande de travailler sur le xxe siècle et l’époque contemporaine. Le musée du Louvre, qui invite chaque année un artiste contemporain dans ses murs, nous donnait l’occasion de faire travailler les élèves sur les relations qui unissent l’ancien et le moderne.
« Léonard de Vinci est un personnage passionnant parce que c’est un touche-à-tout : il s’intéresse aux effets spéciaux lorsqu’il organise des fêtes pour Ludovic Sforza, il fait de la peinture, de la sculpture, pose les prémices de l’aéronautique en s’attachant au mythe du vol d’Icare, il se passionne pour l’anatomie, la botanique, l’astronomie. Il a tellement de facettes qu’il y en a forcément au moins une qui touchera les élèves. Il est aussi proche des élèves parce qu’il a gardé, adulte, une curiosité juvénile. Il y a quelque chose de très frais dans sa quête de savoir. C’est vraiment un beau personnage. »
par Françoise Gomez
À l’heure du socle commun et de la généralisation de l’histoire des arts, Il s’agit d’arracher le théâtre à la « connivence culturelle » dont il serait complice, pour le remettre au cœur de la formation de l’homme où nous savons qu’est sa place véritable. Les six propositions qui suivent ont donc pour objectif de sortir du maquis de l’implicite les compétences théâtrales qu’on trouve à l’œuvre dans l’acte scolaire le plus banal. Elles invitent à explorer, depuis le théâtre, la question de la maîtrise de la langue et de l’expression de soi.
Entretien avec l’équipe du film.
En 2008, Pina Bausch, quelques mois avant sa mort, décide de reprendre son fameux spectacle Kontakthof, non plus avec sa troupe, mais avec des adolescents de quatorze à dix-huit ans qui ne sont jamais montés sur scène et n’ont jamais dansé. Ce documentaire est leur histoire. Il permet de problématiser la pratique artistique en milieu scolaire avec une rare intensité émotionnelle.
Pour découvrir les arcanes du Muz, ce musée virtuel qui accueille des créations d’enfants de tous âges et de tous les pays, l’École des lettres a interrogé Anne Josse, qui fait partie de l’équipe fondatrice et administre le site www.lemuz.org.
par Daniel Salles
Nous nous interrogerons ici sur les rapports entre l’histoire des arts et l’éducation aux médias. Dans un premier temps, nous rappellerons le rôle clé du professeur documentaliste comme passeur culturel. Nous nous intéresserons ensuite, dans le cadre de la thématique «États et pouvoir », à la circulation et au détournement des images dans un but publicitaire ou satirique.
par Yves Lucas
En confrontant les deux codes, oral et écrit, les manipulations proposées sur l’adjectif visent à doter les élèves d’une technique sûre : tout ce qui est marqué à l’oral est signalisé à l’écrit. L’apprentissage commence par là.
par Justine Galan
Bien souvent, les élèves associent le latin à l’étude d’un système grammatical complexe et à la découverte d’une civilisation antique, le réduisant ainsi au statut de langue morte dont l’apprentissage est superflu, si des liens ne sont pas régulièrement établis avec les langues européennes actuelles. Ceux-ci leur révèlent alors le caractère fondateur et vivant du latin et le rendent directement utile à la compréhension et à l’assimilation des langues vivantes enseignées au collège.
par Yves Stalloni
Nous le savions : Michel Serres aime les mots. Avec la ferveur, la fougue et la fraîcheur d’un jeune initié, ce gascon octogénaire, héritier de Montaigne, autre virtuose du lexique, exhume des termes oubliés, rafraîchit, par le recours à l’étymologie, tel vocable banal, combine ensemble deux termes et invente une langue souple, savoureuse, imprévue, qui épouse les méandres savants de sa pensée en mouvement.
par Yves Stalloni
Quand un homme de quatre-vingt-treize ans, résistant de la première heure, rescapé des camps de concentration, corédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, ancien diplomate et homme de gauche fidèle, prend la parole pour nous livrer son sentiment sur nos temps d’incertitude, le public se tait et écoute…
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