La rentrée littéraire

Granville, "Grande course au clocher académique", 1839
Granville, « Grande course au clocher académique », 1839

Les rentrées littéraires sont faites d’« événements », de « chocs », de grands livres, à lire, « incontournables », « extraordinaires ». Elles sont faites de scandales, de polémiques, de débats souvent vains.
Les rumeurs s’enflent ; certaines éclateront comme les bulles qu’au fond, elles sont. Depuis qu’Étienne Lousteau et ses amis des Illusions perdues ont expliqué le fonctionnement de la presse à Paris, on se méfie.

Les rentrées littéraires sont des marronniers, des sujets plus que battus et rebattus, comme les repas de Noël sur les chaînes de télévision à partir du 2 décembre, ou les embouteillages provoqués par ceux qui partent et reviennent le 31 juillet.
Cette rentrée littéraire ne ressemble pas tout à fait aux précédentes même si elle est riche en « incontournables », si dès la mi-août, on a eu droit à l’habituel roman de la dame au chapeau, et si des écrivains changent de maison d’édition pour obtenir le Saint Graal offert au restaurant Drouant.
Elle est différente en ce qu’aucune tendance, aucune thématique ne domine, et en ce qu’aucun auteur français « important » ne semble destiné à recevoir le prix Goncourt. Beaucoup de romans méritent qu’on s’y arrête. Nous vous en proposerons une dizaine, parmi les plus de 560 qui paraissent cet automne. Parmi eux, trois romans étrangers. On aura sans doute des surprises, au fil des semaines, des énormes coups de cœur (espérons !), mais il y a dans cette petite sélection, quelques émois, des joies et des saveurs. Tout cela en mots.
À suivre !

Norbert Czarny

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• Premier titre de la saison 2016-2017 : « Laëtitia ou la fin des hommes », d’Ivan Jablonka.

Le roman contemporain dans « l’École des lettres ».

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Norbert Czarny

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