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Sommaire n°5, 2012-2013

Le roman illustré selon Marie-Aude Murail et Philippe Dumas
Maryline Desbiolles,
Toni & Slade Morrison et Pascal Lemaître,
Florian, Samuel de Champlain, Victor Hugo,
les éditions Globe

Rencontre avec Philippe Dumas et Marie-Aude Murail

Autour des éditions illustrées de « Miss Charity », de Marie-Aude Murail, et des « Grandes espérances », de Charles Dickens

En 2008, Marie-Aude Murail opérait une petite révolution éditoriale en publiant un livre destiné aux adolescents orné d’illustrations en couleurs. « J’avais un argument de poids, dit-elle. C’était cohérent puisqu’il s’agissait de l’histoire d’une illustratrice. J’ai donc plaidé le grand format... et l’illustration – c’étaient beaucoup de révolutions à la fois. Et l’école des loisirs m’a suivie... »
Ce livre, c’était Miss Charity, inspiré de la vie de Beatrix Potter, et illustré par les aquarelles de Philippe Dumas.
Quatre ans plus tard, les deux complices épris de littérature victorienne se sont retrouvés sur un nouveau projet – une adaptation des Grandes espérances, de Charles Dickens...

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« Lampedusa », de Maryline Desbiolles, un roman contemporain à découvrir en 3e

par Norbert Czarny

Les nouveaux programmes de troisième mettent l’accent sur les « romans et nouvelles des XXe et XXIe siècles porteurs d’un regard sur l’histoire et le monde contemporains ». Et l’une des façons d’aborder cette thématique peut être de lire un récit d’enfance ou évoquant l’enfance.
Texte de fiction à la première personne, Lampedusa est une histoire de rencontres, une forme de récit initiatique dans lequel le nom de l’île sicilienne, île de rêve en bien des sens, prend une place particulière. Mais ce récit est aussi une sorte de douce dérive poétique qui appelle une lecture différente. Lampedusa est un texte très court, qui se lit lentement, invite à la rêverie et à l’écriture.

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Une BD jeunesse inspirée d’Ésope – « À ton avis... – La cigale ou la fourmi ? », de Toni & Slade Morrison, et Pascal Lemaître

par Christian Poslaniec

Prix Nobel de littérature en 1993, Toni Morrison est une figure majeure des lettres américaines. Elle a enseigné jusqu’en 2006 à l’université de Princeton et a écrit avec son fils Slade, qui est peintre, la série des « À ton avis... ».
Pascal Lemaître vit entre Bruxelles et New York, où il dessine pour le New Yorker, le New York Times, le Wall Street Journal, etc. Il a aussi publié de nombreux livres pour enfants.
La fable d’Ésope qui inspira La Fontaine est ici revisitée avec une talentueuse impertinence.

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Une fable du XVIIIe siècle en 3e-2de – « Le Grillon », de Florian

par Stéphane Labbe

À cause de sa morale, « Le Grillon » compte sans doute parmi les fables les plus connues de Florian. Longtemps considéré comme le seul fabuliste digne d’être l’héritier de La Fontaine, Jean Pierre Claris de Florian est resté une référence tout au long du XIXe siècle et jusque dans la première moitié du XXe. Ensuite, son œuvre, jugée trop moralisatrice, est tombée dans l’oubli. Certaines de ses fables sont pourtant extrêmement réussies et, s’il n’a pas la virtuosité de La Fontaine dans l’usage de la versification, il se montre brillant dans la composition dramatique comme dans l’art du dialogue. Élaboré en 1792, en pleine tourmente révolutionnaire, le recueil de Florian rencontra un succès inattendu.

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Relire ou découvrir Samuel de Champlain. Un récit de voyage en 4e

par Jean-Pierre Tusseau

Les Voyages de Champlain figurent parmi les œuvres dont la lecture est recommandée au collège (voir les sommaires des n°2 et 4, 2012-2013).
Champlain fait le récit de ses vingt-trois traversées de l’Atlantique et des efforts innombrables déployés pour découvrir un pays, se familiariser avec les populations autochtones et tenter, malgré l’indifférence du pouvoir royal après la mort d’Henri IV, de trouver des appuis politiques et financiers pour y bâtir une colonie française en attirant des immigrants.
Les élèves seront séduits par l’itinéraire, la ténacité et les réalisations de ce personnage hors du commun, ainsi que par sa vision du monde extraordinairement moderne et tolérante.

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« Les Travailleurs de la mer », de Victor Hugo, un roman visionnaire

par Yves Stalloni

« Ne voir dans la mer qu’une masse d’eau, c’est ne pas voir la mer », écrit Victor Hugo dans L’homme qui rit (I, II, I). Mais « ne voir dans un roman qu’une belle histoire, c’est ne pas savoir lire un roman ».
Les Travailleurs de la mer, écrit en exil et au bord de l’Océan, semble vouloir développer une intrigue simple, empruntée à la littérature populaire, et donne l’impression de s’intéresser à la vie des pêcheurs d’une île de la Manche, mais, par son ampleur, ses significations cachées et sa portée symbolique, il nous oblige à une lecture attentive, proche du décryptage, seule capable de nous dévoiler le message social, spirituel ou philosophique délivré par le romancier.

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Les éditions Globe – récits, biographies, autobiographies, reportages au long cours

par Valentine Gay

Créées en 2012 par l’école des loisirs, les éditions Globe publient des histoires vraies – reportages au long cours, récits, autobiographies – mettant en scène des héros bien réels.
Inspirées par une forme de journalisme où l’auteur s’engage dans son récit, les éditions Globe ont pour ambition de raconter l’histoire actuelle de manière vivante et incarnée, et de donner aux jeunes adultes des pistes pour débuter dans la vie.
Une thématique se dégage nettement du premier catalogue – l’apprentissage et la formation professionnelle. Valentine Gay, qui anime ce projet éditorial auquel seront sensibles lycéens et étudiants, parents et enseignants, précise ici la démarche adoptée.

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et l'article sur le blog de l’École des lettres

« Nuces non relinquere ! » – les jeux de noix chez les enfants romains

Une séquence de latin en 5e-4e, par Justine Galan

Les Romains jouaient aux billes, ou plutôt... aux noix ! C’était, en effet, l’un des jeux d’adresse favoris des enfants et même des adultes, à en croire Suétone qui décrit ainsi les distractions de l’empereur Auguste – « Pour se délasser l’esprit, tantôt il pêchait à l’hameçon, tantôt il jouait aux osselets et aux noix avec de petits enfants agréables par leur figure et par leur babil. » Les noix étaient tellement représentatives du jeu et du monde de l’enfance qu’entrer dans l’âge adulte se disait « nuces relinquere », c’est-à-dire « abandonner les noix ».

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Étude de la langue – le verbe « (se) perdre »

par Yves Lucas

Les variations de sens mettent en jeu les relations syntaxiques entre les verbes et leur contexte, ainsi que les rapports sémantiques entre les concepts désignés par ces mots. Cette fiche explore le champ sémantique du verbe (se) perdre.

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