Brigitte Giraud, prix Goncourt 2022

Brigitte Giraud

La romancière a remporté, ce jeudi 3 novembre, la prestigieuse récompense pour Vivre vite (Flammarion). Un très beau roman universel où elle enquête sur les journées qui ont précédé l’accident mortel de son compagnon. Elle publie également Porté Disparu (l’école des loisirs), un roman choral sur la disparition d’un jeune lycéen après un exposé en classe.

Par Norbert Czarny, critique littéraire

Ailes de géant, épisode 7 :
Brigitte Giraud autour de son roman Porté disparu

Romancière, notamment sélectionnée pour le prix Goncourt, le Goncourt des lycéens, le prix Décembre et le prix Femina 2022 pour Vivre vite (Stock), Brigitte Giraud publie Porté Disparu (l'école des loisirs). Ce roman choral raconte la disparition de Livio, jeune homme de 17 ans malmené par une partie de ses camarades lors d'un exposé au lycée sur le médecin allemand Magnus Hirschfeld, les premiers autodafés nazis et la répression des homosexuels...

Phénix – L’Oiseau de feu, la saga culte d’Osamu Tezuka

Surnommé « le dieu du manga », Osamu Tezuka est une figure fondamentale du manga et de la bande dessinée mondiale. Il est possible d’entrevoir la portée de son travail au travers de ce qu’il considérait lui-même comme son grand œuvre : Phénix - L’Oiseau de feu. La série vient d’être rééditée en édition prestige chez Tonkam.

Par Rémi I., professeur des écoles et critique

Le Monde de demain :
les origines du groupe NTM

Le développement du rap en France tient à l’association explosive de deux jeunes de Saint-Denis. L’histoire du groupe légendaire NTM démarre quand Joey Starr et Kool Shen graphent sur les murs de leur cité du « 9.3 ». Saluée par la critique, la mini-série de Katell Quillévéré et Hélier Cisterne retrace la genèse de leur succès tapageur et de l’explosion de la culture hip-hop dans les années 1980.

Par Antony Soron, maître de conférences HDR,
formateur agrégé de lettres, Inspé Paris Sorbonne-Université

Jean Echenoz, l’élégance mélancolique de la narration

Les Éditions de L’Herne consacrent un « Cahier » à Jean Echenoz et une œuvre « qui n’a cessé de déplacer ses enjeux pour interroger de nouvelles formes narratives », chaque nouveau roman éclairant d’une manière nouvelle les précédents. Traversée avec l’appui d’auteurs comme Maylis de Kerangal, Tanguy Viel et Laurent Mauvignier.

Par Norbert Czarny, critique littéraire

Sombres jours pour les profs

Une enquête de L’Autonome de solidarité laïque, publiée par Éric Debarbieux et Benjamin Moignard le 18 octobre, révèle que le climat scolaire s’est nettement dégradé en dix ans pour les personnels encadrants et enseignants. En pleine crise des recrutements, 51 % d’entre eux pensent à démissionner.

Par Pascal Caglar, professeur de lettres

Lola Lafon et Anne Frank :
« l’unique échappée d’un reflet »

Dans La Petite Communiste qui ne souriait jamais, Lola Lafon racontait l’histoire de la petite gymnaste roumaine et celle du corps féminin. Dans Quand tu entendras cette chanson, c’est Anne Frank qu’elle convoque après avoir passé une nuit seule dans l’appartement vide où la jeune fille est restée enfermée vingt-cinq mois.

Par Norbert Czarny, critique littéraire

Reprise en main, de Gilles Perret :
debout Messieurs !

Le documentariste de La Sociale et Debout les femmes ! passe à la fiction pour brosser la fable joyeuse de la revanche des petits sur les puissants : des ouvriers de la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie, rachètent leur usine à des fonds vautours en apprenant à manier les armes de la haute finance. Une comédie politique hexagonale revigorante.

Par Ingrid Merckx, rédactrice en chef de L’École des lettres

Les Harkis, de Philippe Faucon :
l’indigne abandon

Miroir tendu à la mémoire commune, le nouveau film du réalisateur de La Trahison revient sur l’abandon par l’armée française de ses supplétifs algériens. Lesquels avaient rompu avec leur communauté pour échapper le plus souvent à la misère ou venger la mort d’un proche tué par les fellaghas.

Par Philippe Leclercq, critique de cinéma