Techno-critique

L’auteur de La Horde du Contrevent (La Volte 2004, grand prix de l’imaginaire 2006) et, plus récemment, des Furtifs (La Volte, 2019) s’est essayé à une aventure jeunesse en y glissant le regard techno-critique qui le caractérise : et si un enfant d’un futur relativement proche qui vivait avec une intelligence artificielle prénommée Scarlett logée dans un « brightphone » où toute sa vie était enregistrée, se faisait tabasser pour cause d’appareil défectueux ?...

L’auteur de La Horde du Contrevent (La Volte 2004, grand prix de l’imaginaire 2006) et, plus récemment, des Furtifs (La Volte, 2019) s’est essayé à une aventure jeunesse en y glissant le regard techno-critique qui le caractérise : et si un enfant d’un futur relativement proche qui vivait avec une intelligence artificielle prénommée Scarlett logée dans un « brightphone » où toute sa vie était enregistrée, se faisait tabasser pour cause d’appareil défectueux ? Il y a du Her, film de Spike Jonze, dans ce court roman aux airs « k-dickiens » où le jeune Novack entretient avec sa Scarlett une relation de complicité-dépendance : « Il se sentait augmenté, agrandi, plus puissant et plus écouté aussi, ce qu’il n’aurait jamais pu être avec une fille normale. » C’est un récit en course-poursuite mâtiné d’un jargon enlevé capable d’instiller chez des lecteurs ados adhésion et autocritique salvatrice. 

Alain Damasio, Scarlett et Novak, un thriller qui déjoue la fascination du smartphone, Rageot, 54 pages,
4,90 euros. 

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