La parole dans les fables : Ésope, La Fontaine, Jean-Jacques Greif (séquence)

La fable est un genre qui procède de la réécriture comme le souligne à maintes reprises La Fontaine dans ses préfaces et ses vers. Aussi la lecture des « Fables » conduit-elle naturellement à situer La Fontaine dans la tradition littéraire, et à mettre en relation ses fables avec celles d’Ésope, et avec les pastiches de Jean-Jacques Greif. La confrontation des transpositions d’une même fable met en évidence les fonctions du dialogue dans la narration et dans la caractérisation des personnages. Cette séquence s’intéresse à la parole des personnages. En analysant cette parole, on montre que leurs stratégies et leurs langages dépendent de leur situation et de l’effet qu’ils veulent produire sur l’interlocuteur : flatter, convaincre ou plaire. On sensibilise également les élèves à l’argumentation qui sera approfondie en quatrième. Enfin, à travers la variété des caractères et la diversité de la versification, des tons ou des registres à l’œuvre dans les dialogues, on les initie à la poésie et à l’art poétique de La Fontaine. Cette séquence peut être menée dans une classe de cinquième après avoir abordé le dialogue de théâtre ou dans une classe de quatrième au cours du premier trimestre. Corpus : – La Fontaine : « Le chêne et le roseau », « Le rat de ville et le rat des champs », « Le corbeau et le renard », « Le vieux chat et la jeune souris», « Le petit poisson et le pêcheur », « Le loup et le chien maigre », « Le singe et le léopard », « Le geai paré des plumes du paon », « La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf » ; – Ésope : « Le roseau et l’olivier », « Les trois bœufs et le lion », « Le renard et le berger » ; – Jean-Jacques Greif :« Le chêne centenaire », « Le rat qui n’aimait pas la campagne », in « La Cigale et la Télé » (l’école des loisirs). Déroulement de la séquence : neuf séances.
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lecture - poésie
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