Le mythe antique dans le théâtre du XXe siècle. Jean Anouilh : la révolte de Médée chez Anouilh

Le mythe de Médée, connu par le biais de la « Médée » d’Euripide, a été repris en 1947 par Jean Anouilh dans une pièce également intitulée « Médée ». Si le dramaturge contemporain est fidèle au titre du tragique grec et s’il conserve le canevas de la légende, il propose, en revanche, une héroïne bien plus révoltée que celle de son devancier inspirateur. Bien que Jean Anouilh ait créé une tragédie traditionnelle suscitant terreur et pitié, il place le spectateur face à une violence verbale et gestuelle qui était étrangère aux classiques. Dans cette pièce, où de nombreuses didascalies contiennent le verbe « crier », où Médée crache vers Créon et violente sa nourrice, le tragique a tendance à se transformer en une sorte de théâtre cruel. Cet article étudie cette cruauté à travers le déchaînement exacerbé de Médée, en analysant sa relation avec les autres et avec elle-même.
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