Si le loup y était…

Ancré dans un espace-temps commun : la pandémie de Covid-19 et du premier confinement, La-Gueule-du-Loup renvoie à l’imaginaire collectif des maisons hantées et des grands méchants loups. Éric Pessan fait alterner doute, peur et empathie face à des personnages auxquels s’identifier. Il mêle réel et fiction dans ce roman au titre énigmatique qui aborde le drame de l'inceste mais tire vers le suspense.
Par Shirley Conte, professeure de lettres modernes, collège Antoine-Risso à Nice
Covid-19. Pandémie. Premier confinement. Le lecteur est d’emblée plongé dans une temporalité qu’il est en train de traverser. Jo – la narratrice –, son petit frère et sa mère quittent leur appartement nantais pour se confiner dans la maison d’enfance de la mère, isolée en forêt, dans un lieu-dit nommé La-Gueule-du-Loup. Le père, infirmier urgentiste, est resté travailler à l’hôpital de Nantes. La nature, le bon air, la quiétude : idéal pour vivre un confinement. Et pourtant… […]

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Cinquième, Quatrième
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