Une romance indonésienne s’invite sur le port de Nice

« Rahasia Pernikahan », série franco-indonésienne, a tourné trois de ses huit épisodes à Nice. Thoraya Sahli, assistante régie, a répondu à trois collégiens de la ville qui ont ainsi remporté le prix de l'entretien du concours Chasseurs d'actu, le 23 juin, dans la catégorie « Chasseurs confirmés », ex-aequo.

« Rahasia Pernikahan », série franco-indonésienne, a tourné trois de ses huit épisodes à Nice. Thoraya Sahli, assistante régie, a répondu à trois collégiens de la ville qui ont ainsi remporté le prix de l’entretien du concours Chasseurs d’actu, le 23 juin, dans la catégorie « Chasseurs confirmés », ex-aequo.

Propos recueillis par Polina Golovinskaïa et Arthur Mazzuchi du collège Ségurane (Nice)

Le marché aux poissons ainsi que ses pécheurs ont reçu une belle publicité en accueillant la production d’une web série indonésienne. Avec beaucoup de gentillesse, l’assistante régie, Thoraya Sahli a répondu à nos questions et nous a ouvert les portes du tournage.

Chasseurs d’actu : Que se passe-t-il aujourd’hui ?
Thoraya Sahli : C’est un tournage d’une partie d’une série franco-indonésienne de huit épisodes qui a déjà commencé en Indonésie. Et là, ils viennent tourner trois épisodes à Nice.

Quelle est cette série ?
« Rahasia Pernikahan », la réalisatrice s’appelle Rachmania Arunita, et la chef op’ s’appelle Amalia T. S., elle est très connue en Indonésie. C’est une web série pour une plateforme de vidéos en ligne, sorte de Netflix indonésien.

En plus de Nice, allez-vous tourner ailleurs en France ?
On va tourner essentiellement à Nice, mais on a plusieurs « plateaux ». On va être sur cinq décors : le port, au niveau de château, le cimetière, et ensuite on va aller à Sofia Antipolis et Théoule.

Pourquoi avoir choisi Nice spécifiquement ?
Déjà par rapport au scénario, à l’histoire. La fille que joue l’actrice principale habite Nice, sur la côte d’Azur. Et d’une manière générale, les films étrangers choisissent Nice pour sa luminosité exceptionnelle, son décor, le beau temps ainsi que son prestige.

Pourquoi tournez-vous sur le marché aux poissons ?

Parce que, justement, dans l’histoire, le personnage principal est censé trouver du travail au noir. Il arrive donc à Nice, et on lui propose de travailler avec les pêcheurs. Aujourd’hui, la scène qu’on tourne est une des scènes où il est train de travailler et se fait arrêter par les services d’immigration. C’est une scène avec des figurants qui jouent le rôle des policiers qui veulent le contrôle et vont prendre ses papiers.

Faites-vous appel à des personnes locales pour ce tournage ?
En plus de l’équipe indonésienne, le tournage en France nécessite une coproduction française.
Cette équipe de production fait appel à un régisseur local pour tout ce qui se passe à Nice.
Il constitue son équipe technique, trouve les lieux de tournage et organise le tout.

Faut-il demander une autorisation pour filmer à Nice ? Est-ce difficile ?
Absolument, il faut des autorisations, la boîte de production qui vient tourner dans la ville va faire appel au régisseur général, et c’est lui qui va faire les demandes auprès des mairies pour les différents endroits. C’est difficile sur le plan administratif. La force des régisseurs généraux, c’est leurs contacts. Ça fait un moment que notre régisseur travaille dans ce milieu, il a les contacts dans les différentes mairies. Il est important pour nous que ça reste « clean », pour éviter que ça se passe mal la prochaine fois.

Est-ce que l’équipe indonésienne va visiter la ville et ses spécialités locales ?
Pour chaque tournage, quand des étrangers viennent, on essaie d’adapter les « snackings » pour les mettre à l’aise avec leurs alimentations. En l’occurrence, les indonésiens mangent surtout des nouilles et du poulet hallal. On est donc obligés de faire de la cuisine plus tournée vers leur culture. Mais le soir on les emmène dans des restaurants où ils peuvent découvrir la cuisine locale.

Est-ce que beaucoup de tournages se déroulent à Nice ?

Oui, ils commencent de janvier jusqu’à décembre, presque toute l’année. De janvier à mars, les tournages sont surtout des publicités, grâce à la luminosité des sites. Les productions veulent absolument les levers et couchers de soleil. Se tournent aussi beaucoup de films et de séries. D’ailleurs, ‘Emily in Paris’ a été tournée l’année dernière sur la côte. Nice, Toulon et Marseille : on tourne sur ces trois grandes villes.

Pensez-vous qu’à l’avenir, il y aura encore plus de tournages à Nice ?
Il y a beaucoup de tournages asiatiques, la côte d’azur les fait rêver. Ils sont intéressés par la beauté visuelle et le prestige. Là, c’est une web série, les acteurs sont des vraies stars, ça cartonne, c’est un marché en plein développement…

P. G. et A. M.

Cet entretien a été initialement publié sur le site du concours Chasseurs d’actu.

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