Quels grands principes pour l’école d’après ?

Le monde d’après ne pourra pas se faire sans une révolution scolaire, défendent Christian Laval et Francis Vergne dans cet essai. Ils s’attèlent donc à imaginer « ce que devrait être l’institution de l’éducation dans une telle démocratie sociale et égologique au xxie siècle ». Pour ce professeur de sociologie et ce psychologue de l’éducation, le principe des principes est le suivant : « L’éducation est un bien commun, pas une marchandise »...

Le monde d’après ne pourra pas se faire sans une révolution scolaire, défendent Christian Laval et Francis Vergne dans cet essai. Ils s’attèlent donc à imaginer « ce que devrait être l’institution de l’éducation dans une telle démocratie sociale et égologique au xxie siècle ». Pour ce professeur de sociologie et ce psychologue de l’éducation, le principe des principes est le suivant : « L’éducation est un bien commun, pas une marchandise ». Donc à protéger de la soumission aux politiques néolibérales et à la logique de l’école entreprise. Viennent ensuite cinq principes fondateurs : la liberté de penser, la recherche de l’égalité dans l’accès à la culture et à la connaissance, la mise en oeuvre d’une culture commune, la définition d’une pédagogie instituante et la défense de l’autogouvernement des institutions de savoir. Ce ne sont pas des recettes mais des orientations de réflexions, précisent-ils en développant chacune. Car l’anomie gagne, constatent-ils, et l’isolement grimpe chez les enseignants. « L’espérance en un autre monde possible est la condition pour que l’enseignant soit entendu par les jeunes… » 

Christian Laval et Francis Vergne, Éducation démocratique. La révolution scolaire à venir, La Découverte, 232 p., 20 euros. 

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