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Philippe Leclercq

Ouistreham : Emmanuel Carrère filme la France qui se lève tôt

Sollicité par Florence Aubenas pour adapter son livre enquête, l’écrivain et cinéaste garde sa ligne tout en retenue pour cette fiction chez les travailleurs pauvres. Juliette Binoche incarne la journaliste qui s’infiltre incognito pour décrire de l’intérieur un quotidien qu’elle méconnait et qui franchit la ligne en s’attachant à ses collègues.

Par Philippe Leclercq, professeur de lettres et critique.

Sans famille, d’Hector Malot : le grotesque comme moteur de la satire

Adaptée par Léna Bréban et Alexandre Zambeaux sur la scène du Vieux-Colombier, Sans famille replonge dans ce voyage initiatique phare de la littérature de jeunesse. Sur un plateau tournant qui chante les changements de paysages, la dramaturge tourne la cruauté en dérision et célèbre les compagnons d’infortune et la solidarité.

Par Philippe Leclercq, professeur de lettres et critique

Un héros, d’Asghar Farhadi : un peu escroc

Un homme en prison pour dette tente d’honorer son créancier, mais reste le jouet d’une mécanique écrasante. Thriller social, Un héros, d’Asghar Farhadi, brosse une chronique de la société iranienne. Le cinéaste interroge la figure du héros, confronte mensonge et vérité, et observe comment se construit une réputation.

Par Philippe Leclercq, professeur de lettres et critique de cinéma

L’odyssée sensorielle

Dans la logique de ses « manifestes », le Muséum d’histoire naturelle invite à reprendre contact avec la nature en plein Paris en s’immergeant dans un univers d’images, de sons et d’odeurs issus des règnes animal et végétal.

Par Philippe Leclercq, professeur de lettres et critique

Albatros, de Xavier Beauvois
Au large des gouffres amers

Dans le bocage normand, un gendarme, avide de stabilité, bascule à la suite d’un drame. Le réalisateur du film Des hommes et des dieux reprend la dialectique du haut et du bas, fondatrice de son cinéma existentiel, et cherche comment l’homme puise en lui les ressources de son salut.

Philippe Leclercq, professeur de lettres et critique de cinéma

Illusions perdues, de Xavier Giannoli : Foi en l’art

Fustigeant la presse paresseuse et commerciale, les journalistes aux ordres, les articles de complaisance, les emballements médiatiques et les concentrations de titres, ces Illusions perdues sont d’une actualité mordante, tout en saisissant le mouvement de l’époque balzacienne.

Philippe Leclercq, professeur de lettres et critique de cinéma