Emmanuel Macron et le théâtre pour la galerie

Plutôt que de faire comme si rien n’existait en la matière et que la lumière ne venait que de lui, le président aurait pu valoriser le travail en place : la pratique du théâtre dans l’enseignement public est une tradition qui date d’avant la Révolution et qui anime déjà bon nombre d’établissements.
Par Pascal Caglar, professeur de lettres (Paris)

Harcèlement : l’école en première ligne

Les cas de harcèlement qui frappent des adolescents semblent concentrer sur l’école la majorité des problématiques et des prises en charge. Est-ce un problème uniquement scolaire pour autant ? N’est-ce pas plutôt un phénomène social dont la lutte doit impliquer tous les acteurs et non pas seulement reposer sur des professionnels souvent démunis ?
Par Alexandre Lafon, professeur d'histoire et historien

Révoltes dans les quartiers populaires :
« Parce qu’on sait pas lire ! » 

Le 27 juin, Nahel Merzouk, un jeune homme de 17 ans, a été abattu par un policier à Nanterre. Filmée et choquante, cette scène a embrasé les quartiers populaires. Les écoles ne furent pas épargnées. Pour quelles raisons ? Témoignage d’un enseignant, également habitant et élu « de banlieue » et parent.
Par Jean-Riad Kechaou, professeur d’histoire-géographie (Chelles)

Des prépas à bout de souffle ?

Ce sont les mêmes qui réclament la fin des classes prépas en les accusant d’élitisme et qui souhaitent les remplacer par des prépas privées onéreuses qui sélectionnent sur les revenus et non sur les capacités. Pascal Caglar s’insurge contre cette hypocrisie.
Par Pascal Caglar, professeur lettres en lycée (Paris)

Parcoursup, miroir aux alouettes ?

Autre effet pervers de la plateforme d’orientation post-bac : la pression sur l’avenir des élèves contraint à une euphorie des notes et à des commentaires qui ne reflètent ni le niveau individuel ni le niveau général. Et les enseignants perdent le sens de la notation.
Pascal Caglar, professeur de lettres (Paris)

L’oral de mise en situation professionnelle
sonne-t-il le glas du Capes ?

Cette épreuve, rajoutée au concours en 2022, vise à évaluer la rectitude morale, institutionnelle et républicaine des futurs enseignants chargés de contrôler celles des élèves. C’est aussi une manière de surveiller les disciplines « à risques » comme les lettres, la philosophie et l’histoire.
Par Pascal Caglar, professeur de lettres (Paris)